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    Corps et esprit pour une étude de la danse

    Alice Rime, ancienne étudiante au département Danse, est désormais responsable de la bibliothèque d’une école d’enseignement supérieur privée, spécialisée dans les arts, les arts graphiques et le design. Elle revient avec nous sur la formation théorique, esthétique et philosophique qu’elle a suivie à Paris 8, et rappelle, s’il en était besoin, la constante liaison de cette approche avec la pratique. 

     

     

    Pouvez-vous nous résumer votre parcours universitaire avant de rejoindre Paris 8 ?

    Après un Bac S-SVT, j’ai intégré une licence de biologie générale et sciences de la Terre à Paris 12 Créteil, puis à Paris 6 Jussieu. Je souhaitais me réorienter. J’ai donc contacté le département danse au milieu de ma dernière année à Jussieu. J’ai rencontré Isabelle Ginot, alors responsable du département, qui m’a conseillée et je suis repartie avec le projet de valider ma L2 en biologie afin de rentrer en L3 de danse à Paris 8. Ce que j’ai fait. J’ai intégré la L3 danse avec une équivalence reposant sur ce DEUG de biologie et sur un diplôme de conservatoire (CFEC, Certificat de Fin d’Études Chorégraphiques) en danse contemporaine, obtenu à la fin d’un cursus au conservatoire en amateur. Après la licence danse, je voulais poursuivre avec une recherche en danse, et j’ai donc décidé de continuer en master.

    D’où vous vient votre appétence pour la danse ? La pratiquez-vous toujours ?

    Je ne la pratique presque plus. À la fin de mes études au conservatoire, j’ai cessé de suivre des cours techniques de danse. J’ai poursuivi avec des stages et des ateliers de création interdisciplinaires et d’improvisation essentiellement. Au début de ma formation à Paris 8, j’avais une pratique de la danse très informelle et personnelle. Je ne suivais pas de cours, je la pratiquais seule lors de performances improvisées dans l’espace public.

    Pensez-vous qu’il faille la pratiquer pour pouvoir en étudier toute la dimension ?

    Je pense qu’il faut avoir une expérience du corps assez avancée, que ce soit par la pratique de la danse ou d’autres arts ou techniques.

    Étiez-vous plutôt intéressée par l’approche critique et réflexive ?

    Oui, depuis le début, c’est la théorie qui m’a fait arriver à cette formation. Je savais que je n’y trouverais pas une formation technique, que je n’allais pas apprendre à danser, et ce n’était pas ce que recherchais. J’y voyais une manière de faire de la philosophie appliquée, de l’histoire des arts avec une spécialité, et un moyen d’apprendre les ressorts critiques liés à un art que je connaissais finalement encore assez peu. Je commençais alors la création en amateur, et j’avais aussi besoin de bases théoriques et d’outils intellectuels pour l’inscrire dans une pensée solide.

    Receviez-vous des cours dispensés par des danseurs professionnels ?

    Oui, des intervenants ponctuels étaient invités, notamment dans le cadre des cours intensifs d’inter-semestre. De plus, l’association des étudiants du département danse, Anacrouse, organisait des masterclass et ateliers. À ces occasions, les étudiants animaient eux-mêmes des séances de pratique, et ils étaient déjà bien souvent des professionnels.

    Comment s’exprime l’approche théorique de la danse dans cette formation ?

    Aucune approche théorique n’est complètement détachée d’une pratique. Dans bon nombre d’enseignements, la pratique fait directement partie du processus d’expérimentation et d’appropriation de la théorie et, dans tous les cas, c’est l’expérience de danseur de chacun qui est convoquée.

    Le département facilitait-il la confrontation des étudiants avec des professionnels de la danse, outre les enseignants ?

    Dans le cadre des nombreux partenariats qu’entretiennent le département et l’association Anacrouse, nous étions très régulièrement en contact avec les équipes de théâtres et de structures culturelles diverses, ainsi qu’avec des artistes en résidence par exemple. De toute façon, une majorité des étudiants du master danse sont eux-mêmes des professionnels de la danse : leur propre réseau s’enrichit du réseau de chaque étudiant.

    Pouviez-vous vous rendre plus facilement à des spectacles ?

    Parfois nous avions accès aux premières « presse » de certains spectacles. Sinon, l’association Anacrouse négociait régulièrement des tarifs pour les étudiants. Et nous profitions, au même titre que tous les autres étudiants, des tarifs de l’ACA.

    Quel était le sujet de votre travail de recherche ?

    J’ai étudié le travail d’une personnalité proche du champ de la danse (mais pas danseur), Lawrence Halprin. Il s’agit d’un paysagiste américain, compagnon d’Anna Halprin, chorégraphe américaine importante, dont le travail conjoint a beaucoup marqué le champ de la danse contemporaine, tant du côté de la création que de la théorie. Mon travail s’est vite concentré autour d’un ouvrage écrit par Lawrence Halprin, dans lequel il exprime sa théorie de l’art et de la création. J’ai traduit ce livre d’artiste et ma recherche a porté sur la mise en pratique directe de sa théorie dans la conception même de son livre.

    Que faites-vous actuellement ?

    Je suis documentaliste, responsable de la bibliothèque dans une école d’enseignement supérieur privé spécialisée dans les arts, arts graphiques, et design.

    Comment les enseignements reçus s’expriment-ils dans votre activité professionnelle ?

    Ce sont les savoir-faire liés à la méthodologie de la recherche qui me servent le plus aujourd’hui.

     

    Visister le site du département Danse de Paris 8.

     

    Entretien réalisé par le service communication.

     

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