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  • L’Expérience de la mobilité de l’antiquité à nos jours-II Situations de (...)

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  • Colloque : L’Expérience de la mobilité de l’antiquité à nos jours-II Situations de l’entre-deux

    Affiche de l’évènement

    L’Unité de recherche EA 1571 du département d’histoire organise un colloque avec un interlude musical du 20 au 22 juin à l’université de Paris II et au musée national de l’histoire de l’immigration.

    Pour celui qui se déplace, tout acquis (statut, relations sociales, connaissances, codes de comportement) se trouve en quelque sorte suspendu et fragilisé durant le temps de son déplacement ; tout peut arriver, le pire comme le meilleur, tout peut changer « comme par enchantement », selon l’image insistante qu’impose la lecture du Quichotte. Des rencontres inédites, des besoins nouveaux, des obstacles inattendus créent une sorte de brèche dans l’histoire personnelle ou collective, qui peut être source d’angoisse, et conduisent les individus à des stratégies de contournement ou à des formes de résignation : devant un guide en pays étranger que faire d’autre sinon donner sa confiance ; en arrivant dans un lieu d’étape, comment échapper aux modalités de contrôle auxquels les étrangers sont soumis ? Selon le contexte, l’expérience de ce moment de transition peut prendre des allures dramatiques, en imposant même un changement de condition, ou en durant au-delà du supportable, comme le montre l’expérience des milliers de migrants arrivant à Tripoli aujourd’hui depuis l’Afrique subsaharienne. Plus éprouvante encore est la situation de celui qui ne sait pas où il va, qui erre, par choix ou par force, le seul dont les juristes romains reconnaissaient qu’ils étaient « sans domicile ».

    L’examen de ces situations ou conditions intermédiaires est particulièrement important pour l’historien qui veut saisir le mouvement des hommes et les représentations qui lui sont attachées. Si les sources directes sont rares lorsque le mode de l’interview est impossible, plusieurs approches permettent d’affiner la recherche en privilégiant le point de vue des « migrants » sans être dupes des stéréotypes attachés à leurs récits : l’analyse des figures de passeurs et celle des formes de l’errance ; l’étude des lieux d’étapes et des phases d’attente, et celle des changements de condition dans le moment même de la mobilité, contribueront à cerner le sujet, c’est-à-dire à proposer une approche si possible conjuguée des pratiques, des perceptions et des représentations.

    En savoir plus :

    Télécharger le programme

    Informations pratiques :

    Du 20 juin à 16h au 21 juin de 9h 30 à 18h30 ;
    Université de Paris II, Salle des conseils, Aile soufflot, 2e étage, 12 place du Panthéon, 75005

    Samedi 22 juin de 9h30 à 18h30

    Musée national de l’histoire de l’immigration, 293 Avenue Daumesnil, 75012 Paris

    Entrée libre

    Contact(s) :

    claudia.moatti@gmail.com

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