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  • L’exil politique portugais dans le pourtour méditerranéen au XXe siècle

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  • Journées d’études organisées par le pôle Méditerranée, université Paris 8, le CEIS20, université de Coimbra, le laboratoire d’études romanes (EA 4385), université Paris 8

     

     


    Les 21 et 22 novembre 2013

    à l’université Paris 8

     

     

     
    A partir d’une perspective pluridisciplinaire, les journées d’études se proposent de présenter un premier état des travaux historiques et des mémoires sur les exilés portugais dans l’espace ouest méditerranéen. L’objectif est, premièrement, d’affiner la périodisation des vagues d’exil et d’en faire la cartographie. Deuxièmement, d’identifier la composition des groupes, des courants, et de repérer les réseaux établis dans les pays d’accueil avec d’autres émigrations politiques et les milieux de solidarité. Troisièmement, d’engager une réflexion sur le croisement de chemins entre émigration politique et émigration économique, en essayant de dégager les confluences et les divergences.

     

    Durant toute la longue dictature portugaise (1926-1974) des dizaines d’opposants, sur plusieurs générations, ont dû s’exiler. Malgré les différences générationnelles et idéologiques, ces diverses vagues ont partagé le même espace de lutte dans lequel la Méditerranée s’impose en tant que dénominateur commun. Dans les années vingt et trente, la grande majorité s’installèrent en France, mais aussi en Espagne, surtout après l’avènement de la République dont ils partagèrent les combats, et, très petit noyau, au Maroc. Dans l’après-guerre et durant les années cinquante, l’exil se restreint à la France. Mais à partir des années soixante, et jusqu’à la fin de la dictature, parallèlement à l’engagement du Portugal dans une longue guerre coloniale dans ses colonies d’Afrique (Angola, Mozambique, Guinée Bissau), l’espace des exilés s’élargit. La France reste la destination principale, aux côtés de deux nouveaux pôles, modestement l’Italie et surtout l’Algérie des premières années de l’indépendance, un des hauts lieux des luttes anticoloniales et anti-impérialistes.
    A chacune de ces périodes, les groupes d’exilés portugais viennent d’un large éventail idéologique, et se retrouvent dans plusieurs groupes et partis politiques aux liens et aux relations complexes et parfois antagonistes. Dans la première période, ce sont les Républicains et les anarchistes, dans leur diversité, qui dominent, avec une minorité communiste. Après la défaite de la République espagnole, la guerre et l’occupation de la France qui poussent des exilés au départ, parmi le modeste noyau qui se retrouve en France dans les années cinquante, on relève surtout des intellectuels sans affiliation politique étroite, des compagnons de route et quelques membres du PCP et un embryon proche des mouvances socialistes. A partir des années soixante, l’éventail des options idéologiques et politiques des exilés change, après les élections présidentielles au Portugal en 1958 et la scission au sein du Parti Communiste Portugais, en 1965, qui ont fait éclater la composition des courants politiques et ont mis à l’ordre du jour une panoplie de groupes d’extrême-gauche, qui côtoient communistes et socialistes, laissant place à un échiquier politique varié et multiforme.
    Malgré les nombreux ouvrages et manifestations organisés en France sur les exils, dans la dernière décennie, le cas portugais n’a été abordé que très marginalement, quand il n’était pas totalement oublié. Et au Portugal, l’histoire des exilés reste encore mal connue et peu étudiée, relégué à la traîne d’une histoire de l’opposition qui peine à se faire, tant le débat sur la typologie du régime a dominé l’historiographie portugaise de l’après Estado Novo. Pourtant cet exil fut un des éléments structurants du nouveau Portugal démocratique car, après avril 1974, les exilés amenèrent une expérience politique et des connexions qui servirent à la reconstruction de la vie politique et à la consolidation de l’Etat démocratique.

     

     

    Programme

     

     

     
    Contact : cristina.climaco@univ-paris8.fr

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