Le mal être du genre au travail


Séminaire organisé
par le CRESPPA-GTM
 
 
Mardi 23 avril 2013  
de 10h à 13h
CNRS, 59 rue Pouchet 75017 Paris, salle des
conférences (rez de
chaussée)
 
 
 
Marie
BUSCATTO,
professeure
des universités en sociologie, IDHE, Université Paris 1
Panthéon Sorbonne -
CNRS
 
 
« A
QUEL
MOMENT UN PHENOMENE SOCIAL EST-IL GENRE ? REFLEXIONS
EPISTEMOLOGIQUES AUTOUR DE
QUELQUES CAS EMPIRIQUES »

 
 
C’est
dans les
années 2000 que le concept de genre s’est imposé en
sociologie francophone afin
de rendre compte des différences, voire des inégalités,
entre femmes et hommes
certes, mais aussi des relations entre femmes et hommes,
entre femmes et
femmes, entre hommes et hommes ou entre femmes, hommes, queer ou trans.
Le concept de genre (gender) permet ainsi de penser
les rapports sociaux
de sexe de manière multiple, relationnelle, hiérarchique et
dynamique.
 
Se
succèdent
les manuels, les ouvrages, les articles portant sur le genre
au travail, dans
les arts, dans le sport ou dans le militantisme qui en font
un concept central
de réflexion sur ces questions. Pourtant manquent encore
cruellement les
réflexions épistémologiques s’interrogeant sur les manières
dont l’enquêteur,
dont l’enquêtrice identifie et explique des phénomènes
sociaux genrés.
 
Comment
construire l’objet d’enquête ? Comment interpréter les
observations, les
paroles ou les déclarations recueillies ? A quel moment
décider de la
pertinence du concept de genre pour rendre compte d’un
phénomène donné ?
Selon quels critères ou principes d’analyse ? Ces questions
seront ici
abordées à partir de nos propres enquêtes empiriques menées
sur le genre au
travail et dans les arts depuis une quinzaine d’années.
 
 
 
Michel
GOLLAC,
 administrateur
de l’INSEE,
directeur du laboratoire de sociologie quantitative du
Crest, Grecsta,
Genes-Cnrs, 60, rue Étienne Dolet, 92240 Malakoff, Michel.Gollac@ensae.fr
 
 
« LES
RISQUES PSYCHOSOCIAUX AU TRAVAIL : UN CONCEPT CACHE-GENRE
 ? »

 
Après
avoir
rappelé l’existence de luttes de terminologie
(« souffrance » versus
« stress » ou « risques psychosociaux »), on examinera le
rapport du collège d’expertise sur la mesure des risques
psychosociaux au
travail faisant suite à la demande du Ministère du travail.
Le collège a défini
ces risques comme « risques pour la santé mentale, physique
et sociale,
engendrés par les conditions d’emploi et les facteurs
organisationnels et
relationnels susceptibles d’interagir avec le fonctionnement
mental ». Il
a établi une liste de facteurs de risque et proposé
d’organiser la description
des facteurs de risque autour de six dimensions : charge de
travail,
exigences émotionnelles, autonomie insuffisante, mauvaise
qualité des rapports
sociaux au travail, conflits de valeurs, insécurité de la
situation de travail.
 
Le
collège
s’est appuyé sur un état de la littérature
scientifique. Celle-ci n’élude
pas toujours la question du genre. Des travaux examinent les
inégalités entre
hommes et femmes relativement à l’exposition aux risques
psychosociaux au
travail. D’autres comparent les effets de cette exposition
chez les hommes et
chez les femmes. Enfin, des recherches attribuent la genèse
de certains
facteurs de risque aux rapports de genre.
 
L’approche
en
termes de risques psychosociaux conduit-elle à une simple
description des
inégalités ou peut-elle contribuer à l’étude de la
domination masculine, comme
d’ailleurs à celle de la domination sociale ? 
 
 
 
Entrée libre
 Contact : reginebercot@gmail.com

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