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  • Le pilote et la chute. Commencer et finir dans les séries télévisées contemporaines

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  • Le pilote et la chute

    Commencer et finir dans les séries télévisées contemporaines

     

     

     

    Journée d’étude organisée par l’EA 1579 littérature et histoires
     

    Mardi 29 octobre 2013, de 9h30 à 19h00

    à l’EPHE

    Bâtiment "Le France", 190, av. de France, 75013

     

     

     

    Cette journée sera l’occasion d’examiner les stratégies narratives développées sous contrainte interne ou externe et les enjeux théoriques de la gestion de la temporalité dans les séries télévisées contemporaines. 

     

      
    Les séries télévisées contemporaines oscillent le plus souvent entre les deux schémas narratifs suivants : ou bien l’intrigue est globalement linéaire et chaque épisode nous rapproche de « la » fin, ou bien chaque épisode – ou groupe d’épisodes – est fondée sur une formule qui se répète et possède sa propre fin, même si elle coexiste avec une intrigue générale, plus lâche, posée en toile de fond qui doit permettre que la partie s’intègre au tout en respectant un principe apparent de téléologie. En outre, dans les deux cas, la saison constitue une sorte de cycle intermédiaire qui permet à la fois une fin provisoire et un nouveau commencement à la saison suivante.

     

     

    Mais ce bel appareil, déjà malaisé à diriger, se trouve placé de surcroît sous l’influence prégnante, variable, mais décisive, de facteurs externes – comme l’évolution de l’audience, des possibilités de financement, etc. – qui viennent fortement modaliser le déroulement initialement prévu par les créateurs. Tout peut en effet s’arrêter très vite et définitivement. Que doit donc être le premier épisode d’une série – le pilote – pour entraîner vers la fin (éventuellement) prévue, mais sans obérer la possibilité d’une autre fin, toujours à l’horizon parce que susceptible d’être imposée par des contraintes non narratives ? À l’inverse, comment concevoir en amont la fin/les fins d’une série susceptible(s) de remplir l’attente, jusque-là différée, d’un dénouement qui, malgré les contraintes internes ou externes, ne devra cependant pas être incohérent ? Et que penser alors des séries interrompues sans qu’aucune fin n’ait été filmée ? Des échecs ? De beaux fragments ? Des figures parfaites, parce que préservant le plus grand nombre de possibles et condamnées à n’en épuiser aucun ?

     

     

     

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