Colloque international organisé par Nadia Setti et Maria-Graciete Besse et soutenue par l’IEC
Jeudi 12 mai 2011, 14h-20h, Maison du Brésil, Cité Internationale Universitaire, Paris
Vendredi 13 mai 2011, 09h30-20h, Maison du Brésil, Cité Internationale Universitaire, Paris
Samedi 14 mai 2011, 10h-13h, Université Paris 8, salle B106
Ce colloque réunit écrivain.e.s, lectrices et lecteurs, éditrices, critiques, archivistes qui partagent l’amour pour l’œuvre de l’écrivaine brésilienne Clarice Lispector, depuis les différents bords, approches et moments entre Europe et Amériques. L’œuvre de Lispector a attiré dès le début l’intérêt de la critique brésilienne et acquis une notoriété croissante. En France, depuis les années 80 l’œuvre de Lispector a connu un essor important grâce à la publication des traductions françaises publiées aux Éditions des femmes, et à l’activité critique et poétique de l’écrivaine Hélène Cixous. Déjà en 1974 Antoinette Fouque à la Foire du Livre de Rio de Janeiro, a noué des contacts pour la publication des livres de Lispector, dont un texte fut publié dans le recueil Brasileiras (1977) suivi un an après de La passion selon G.H, un des plus grands livres de Lispector.
C’est dans le but de poursuivre la réflexion sur l’écriture lispectorienne à partir des grandes questions critiques du XXe siècle que nous proposons de soulever la problématique des genres à la croisée du genre littéraire et de la pensée de la différence sexuelle. Ce sera l’une des phrases les plus emblématiques de la poétique d’Agua viva, « gênero não me pega mais » – « le genre ne m’attrape plus » –, celle qui nous donnera le point de départ pour interroger la prégnance de cette œuvre au croisement de disciplines et épistémologies diverses – critique littéraire et philosophie, biographie et correspondance, représentation picturale et imitation –, en insistant dans l’approche critique sur les grandes questions posées par les études de genre et la subjectivité postmoderne.
Ce colloque international portera une attention particulière aux passages entre l’écriture littéraire, la biographie et la vaste correspondance de l’écrivaine. Ces différentes collocations de l’œuvre de Lispector font apparaître à la fois l’étendue et la puissance d’une écriture mais aussi son « originalité », à savoir sa non-collocation. Ce qui nous reconduit au thème général du colloque « le genre ne m’attrape plus » : comment cette écriture peut être à la fois au cœur des pensées et écritures de la modernité et même de la postmodernité et en même temps se maintenir « près de la pensée-sentir sauvage » ?
Contact : nadia.setti@univ-paris8.fr
Inscription : 15 euros ; Tarif réduit : 10 euros.