MASTER RECHERCHE ET PROFESSIONNEL
Domaine : Sciences humaines et sociales
Mention : Cultures et sociétés - Relations euro-méditerranéennes, monde maghébin
Parcours :
Responsable de la mention : Aïssa KADRI
Responsables des parcours : François CASTAING, Didier LE SAOUT
UFR de rattachement : Territoires, Environnements, Sociétés (TES)
Secrétariat : Bât. D, salle 203 - Tél. : 01 49 40 72 90
Courrier électronique : secime@univ-paris8.fr
Site Internet : http://www.ufr-tes.univ-paris8.fr/Relations-euro-mediterraneennes
Appuyé sur l’expérience acquise par l’équipe de l’Institut Maghreb Europe (et tout particulièrement celle de l’équipe Erasme 3389), ce master s’inscrit dans la continuité du Master transdisciplinaire « Relations euro-méditerranéennes-Monde maghrébin (REMOMA) habilité depuis 2005. Il porte sur la Méditerranée occidentale contemporaine en interface avec le monde arabe. Il s’emploie à présenter et à former, dans le comparatisme, à des approches transdisciplinaires originales faisant appel à la sociologie, l’histoire, l’anthropologie, la littérature, le droit, la science politique et l’économie.
Il n’intègre pas le « Monde maghrébin » comme objet, tel qu’il pourrait être envisagé dans un cadre géographique propre à l’analyse des civilisations de l’aire culturelle considérée. Il ne s’agit pas non plus de s’orienter spécifiquement vers l’étude de l’Islam en tant que tel, ni vers une approche de type relations internationales. En prenant en compte toutes les dimensions des influences et des interrelations avec le « Monde Arabe », le master met au centre la question des transformations sociales, économiques, politiques et culturelles des sociétés de la Méditerranée occidentale, au carrefour de relations multiformes et denses Maghreb-Europe, en relation étroite avec les axes de travail de l’équipe de recherche sur laquelle s’adosse le Master. Cette perspective méditerranéenne en tant que lieu de circulation, de confrontations et d’échanges occupe une place essentielle, en coordination avec les centres de recherche et de coopération dans le domaine Méditerranée/Monde arabe (centres français de recherche au Maghreb, unités de recherche en France plus spécialisés disciplinairement et Universités de l’aire concernée) qui développent des points de vue démographique (en termes de flux et d’évolutions - Ined), de territoires notamment urbains (Urbama), de sociologie du travail ou des organisations portant sur l’emploi (Cnam, Lise) et ses effets sociaux (Migrinter, Urmis).
Dans cette perspective, il met l’accent sur les singularités prenant forme dans les pays situés dans l’espace « Méditerranée », comme champ d’altercation historicisé à l’interface entre Nord et Sud, et dans la sphère symbolique dominée par les références et les présupposés d’appartenance à un « Monde Arabe ». Le master prend en compte cette dimension de l’arabité dans les pays en question, en relation avec l’Europe occidentale, comme les influences qui viennent de l’Orient, à travers les questions de l’arabité linguistique, du rôle du religieux et du culturel dans la réalité sociale et politique ainsi que dans la pensée et l’idéologie. On retrouve ces mêmes questions dans l’approche sur les diasporas d’immigration maghrébines, dans des approches croisées.
Les pays du Maghreb constituent le lieu privilégié où se posent ces questionnements et un terrain d’enquêtes, participant d’une formation à la recherche sur les processus sociaux qui traversent l’aire culturelle en question, dans un contexte de profonds réaménagements. Il s’agit par conséquent de donner les concepts et les outils d’analyse permettant de saisir ces mutations et leurs effets, tant à travers l’histoire dans la longue durée, que de façon synchronique faisant appel à des enquêtes empiriques à dimension ethnographique, historique et sociologique.
Ce master s’inscrit dans la politique scientifique de l’équipe de recherche en convergence avec la politique scientifique et pédagogique de l’Université : par la volonté de renforcer l’équipe d’accueil grâce aux poursuites d’études au delà du master (doctorants qui peuvent être accueillis dans l’équipe) ; par l’ouverture internationale en terme de développement des collaborations inter-universitaires en France, en méditerranée occidentale (principalement Italie, Espagne, Algérie, Maroc, Tunisie) en liaison avec l’Europe du Nord (développement de masters européens à travers le programme Erasmus ERASMUS European Region Action Scheme for the Mobility of University Students, programme d’échange entre universités Window) ; par l’appui du master sur le potentiel de diversité culturelle de Paris 8 tant au niveau étudiant que de son offre d’enseignements, notamment en provenance d’autres UFR dans leurs dimensions spécifiques. Le master s’avère un lieu d’échanges par l’accueil de boursiers de la coopération française, les terrains des étudiants à travers leur mémoire, et la circulation d’enseignants apportant leurs savoirs et leur expertise sur l’aire en question.
Si la mention est prioritairement à finalité recherche, les techniques d’analyse, de recherche et la capacité de synthèse ont une portée professionnelle. Par ailleurs les conventionnements avec le monde associatif et les collectivités territoriales favorisent la possibilité de stage à visée professionnelle pour les étudiants.
Compétences scientifiques visées :
En M1 : Ce Master est ouvert à des étudiants titulaires d’au moins une licence (BAC +3) en sciences sociales, ou par équivalence (insertion dans des programmes recherche action, associatifs engagés sur ces aires)
Recrutement sur :
Un jury d’admission arrêtera la liste des admis.
Licences souhaitées : issues du domaine sciences humaines et sociales
Toute autre licence ou équivalence comportant 50% d’enseignements fondamentaux du master envisagé
En M2 :
Nombre de places :
M1 : 80-100 - M2 : 60-80
Admission sur dossier et entretien. Dossier de candidature téléchargeable sur le site http://admission.univ-paris8.fr à partir du 28 mars 2011.
Première session : dépôt du dossier : jusqu’au 24 juin 2011.
Deuxième session : dépôt du dossier : jusqu’au 16 septembre 2011.
Les candidats retenus seront convoqués pour un entretien de la première semaine de juin à la première semaine de juillet 2011 pour la première session, ou en septembre 2011 (jusqu’au 30) pour la deuxième session.
Attention, le dossier téléchargé doit être renvoyé complété au secrétariat du master, avec les pièces justificatives jointes.
Présentation générale de l’architecture du master :
Pas de parcours en M1, deux parcours en M2.
Les enseignements ci-dessous sont cités à titre indicatif.
M1 (1re année) (520h - 60 ECTS
ECTS
(European Credit Transfer System) : système européen d’évaluation des enseignements suivis
) :
M2 (2e année) (280h - 60 ECTS) :
Parcours 1 (UE 2) ou Parcours 2 (UE 3)
Rapports écrits, entretiens, devoirs sur table, travaux de recherche personnels. Rédaction et soutenance de mémoire.
Sous forme de conventions internes avec les Universités et Centres de recherche :
Université de Mohammedia, Université de Meknès, Université de Casablanca (Maroc), CREAD (Centre de recherche en économie appliquée du développement) d’Alger, Université d’Alger, Université de Blida, Centre universitaire de Khenchela, CRASC (Centre de recherche en anthropologie et en sciences sociales) d’Oran, ENA (Ecole nationale d’administration) d’Alger (Algérie).
Travail et implication des enseignants-chercheurs avec de nombreux autres centres de recherche et universités de Tunisie, d’Algérie, du Maroc, mais aussi de Palestine, de Jordanie, du Liban et d’Egypte.
Participation au Programme cadre de recherche et développement (PCRDT) de l’Union Européenne (membre du consortium “ Binationalité et citoyenneté européenne ”). A ce titre, l’équipe travaille en partenariat avec des centres de recherche et universités d’Italie, d’Espagne, du Portugal, d’Allemagne, de Grande-Bretagne, d’Estonie, de Grèce, des Pays-Bas, de Hongrie, et de Finlande.
Le master s’appuie en partenariat, à la fois par convention avec :
et par implication d’enseignants-chercheurs des universités d’Ile de France, de province et du bassin méditerranéen (en rapport avec les formations ou les centres de recherche).