Master recherche
Domaine : Sciences humaines et sociales
Mention : Psychanalyse
Responsable de la mention : Gérard MILLER
UFR de rattachement : Sciences de l’éducation, psychanalyse et français/langue étrangère (SEPF)
Secrétariat : Bât. A, salle 454 - Tél. : 01 49 40 68 00
Courrier électronique : yvette.colomer@univ-paris8.fr
Site Internet : www.departementpsychanalyse.com
Le Master de Psychanalyse est tout particulièrement destiné à ceux que leur pratique (actuelle ou future) confronte à un réel - l’angoisse, le corps souffrant, le délire - d’autant plus incommode à supporter que c’est de son exclusion, de sa méconnaissance ou de son rejet que se fonde le confort de la réalité.
Dans le cadre plus large de ce qui s’est défini, à partir de l’enseignement de Jacques Lacan, fondateur du département de Psychanalyse de l’université Paris 8, comme le “ Champ freudien ”, le Master se propose ainsi de former à la théorie et à la clinique psychanalytique les psychologues, les psychiatres, les psychanalystes, les professionnels de la “ Santé mentale ”, les praticiens de l’éducation ou de la rééducation, ainsi que toute personne désireuse de s’informer à bonne source des innovations introduites par Freud et Lacan.
La psychanalyse ne vise pas, comme beaucoup l’ont cru et entrepris, à l’annexion impérialiste de disciplines ou de domaines étrangers. Mais rien, en fait ni en droit, de ce que produit l’être parlant n’est pour autant étranger à un savoir qui s’origine dans une écoute. Tout, au contraire, lui est connexe. Et c’est également à élucider ces connexions, à montrer comment se nouent ou se dénouent, dans des domaines apparemment hétérogènes, les chaînes d’une même logique du signifiant, que s’attache ce Master dans ses rapports avec les autres disciplines (philosophie, littérature, histoire, etc.).
Le Master est d’abord conçu comme un instrument de recherche dans le domaine de la psychanalyse et des discours qui lui sont connexes faisant partie en cela des disciplines de l’interprétation. Pour autant, il constitue un indispensable complément de formation pour de nombreux praticiens de la Santé mentale, qui doivent y trouver un approfondissement de leurs connaissances (médicales, psychologiques, psychopathologiques, etc.), déjà sanctionnées par un diplôme professionnalisant, et une spécialisation poussée en psychanalyse pure et appliquée.
Le Master a également pour but de favoriser, notamment à l’endroit d’étudiants venus de l’étranger, la diffusion de la psychanalyse d’orientation lacanienne, savoir spécifiquement lié à la culture française, et de contribuer à son rayonnement dans le monde.
M1 :
Licence (littéraire ou scientifique), dans un domaine compatible avec celui du Master, ou diplôme français ou étranger de niveau équivalent, agréé par la Commission des équivalences du département de Psychanalyse.
Admission sur entretien, après présentation d’un projet de 5 pages à un futur tuteur, directeur de recherche, et accord définitif.
M2 :
Le passage des étudiants du M1 en M2 n’est pas automatique : il suppose d’avoir répondu aux modalités de contrôle du M1 mais également d’avoir fait la preuve de son assiduité et de son travail.
Pas de recrutement direct en Master 2 mais possibilité de dispense d’un certain nombre d’enseignements du Master 1 pour les titulaires de la quatrième année de médecine, d’une maîtrise (littéraire ou scientifique) dans un domaine compatible avec celui du Master, ou d’un diplôme français ou étranger de niveau équivalent, agréé par la Commission des équivalences du département de Psychanalyse.
Admission sur entretien, après présentation d’un projet de 10 pages à un futur tuteur, directeur de recherche, et accord définitif.
Nombre de places : M1 : 60 - M2 : 60
Master :
Dossier à télécharger sur le site http://admission.univ-paris8.fr à partir du 28 mars 2011.
Date limite de dépôt du dossier complet de candidature avec pré-projet de 5 à 10 pages :
Enseignements fondamentaux :
Date limite de dépôt du dossier (sans entretien) le 29 octobre 2011
Section clinique :
Date limite de dépôt du dossier le 29 octobre 2011.
Entretiens sur convocation à partir du 18 octobre 2011.
M1 (1re année) :
Le master 1 (60 ECTS ECTS (European Credit Transfer System) : système européen d’évaluation des enseignements suivis ) se compose de 312 heures de cours et séminaires, du temps d’encadrement et de suivi de recherche.
Un cours (ou EC EC Elément constitutif ) dure 3h par semaine pendant 13 semaines soit 39h modulables cependant en fonction de la spécificité de l’enseignement.
1er semestre
2e semestre
M2 (2e année) :
Le master 2 (60 ECTS) se compose de 156 heures de cours et séminaires + temps d’encadrement et de suivi de recherche.
3e semestre
4e semestre
L’inscription à la Section clinique est obligatoire en M2.
Le master peut permettre une éventuelle inscription au doctorat de Psychanalyse que seul le Département est habilité à délivrer.
M1 : Savoirs fondamentaux : contrôle continu et rédaction d’un travail pour chacun des EC suivis
Approfondissement : contrôle continu, exposé oral et rédaction d’un travail portant sur le thème de recherche de l’étudiant
Notes de recherche : préparation d’une première rédaction du travail de recherche pour le semestre 1 et sa validation finale pour le semestre 2
M2 : Validation des enseignements par contrôle continu, rédaction d’un travail écrit portant sur l’un des trois enseignements du semestre et contribution orale dans les deux autres
Cinq équipes de recherche clinique en milieu hospitalier (Tergnier-Villejuif Cachan, La Villa Compoint, Le Val de Grâce, Les Murets et Villejuif).
La clinique n’est pas une science, c’est-à-dire un savoir qui se démontre ; c’est un savoir empirique, inséparable de l’histoire des idées. Ces équipes ne font que suppléer aux défaillances d’une psychiatrie à qui le progrès de la chimie fait souvent négliger son trésor classique. Elles y introduisent aussi un élément de certitude : le mathème de l’hystérie. Quelles que soient les raisons qui conduisent un patient à l’hôpital psychiatrique ou dans un autre lieu intéressant le domaine de la Santé mentale, c’est toujours une urgence, celle d’un sujet précipité là par la vacillation, le laisser en plan, les retours dans le réel, le lâchage signifiant, la certitude conclusive, etc.
C’est dans ce contexte d’urgence que travaillent ces équipes de recherche, à travers notamment la pratique dite de “ présentation de cas”, qui doit faire scansion pour le patient, en lui laissant entrevoir une formulation de certaines de ses déterminations, en même temps qu’une issue possible, parfois même dans un nouveau lien de parole.