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  • Mythe, fortune et infortune de la Bohème

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  • Le projet

    Le concept de Bohème artistique se
    forge au milieu du XIXe siècle, entre romantisme et réalisme. Il cristallise un
    ensemble de transformations du statut de l’artiste, et lui assigne une place
    nouvelle dans la société. Le jeune talent n’est plus le protégé de quelque
    prince, mais ce génie solitaire qui anticipe les convulsions de notre
    civilisation. A travers la littérature et la presse, la Bohème acquiert très
    vite une popularité immense ; elle pénètre l’imaginaire collectif, nourrit
    l’opéra, le cinéma, la chanson jusqu’à devenir l’un des premiers mythes
    modernes.

     

    Depuis une vingtaine d’années, des
    travaux portant sur des champs extérieurs à l’histoire des arts comme
    l’histoire des marginalités, des migrations, des nomades, ont renouvelé
    l’analyse de ce phénomène. Le mythe de la Bohème s’inscrit désormais dans
    l’histoire, infiniment plus riche et plus complexe, du rapport des peuples
    européens à la nation rome. Apparu au début
    du XVe siècle en Occident, le Bohémien devient un personnage de légende et un
    sujet de prédilection pour les artistes. Ses apparitions et disparitions
    soudaines alimentent le fantasme d’une vie sans attaches, sans règles, intense
    et sensuelle.

     

    Bohémiens et bohèmes ont partie liée.
    Figure de la liberté, de l’errance, ils partagent marginalité et misère.
    Insaisissables, habiles, initiés à d’inaccessibles secrets, définitivement
    irréductibles à la norme, ils troublent, provoquent et enchantent notre société
    sédentaire. Par des mises en relations inédites, en s’appuyant sur une vaste iconographie
    autant que sur les croisements entre les disciplines (peinture, musique,
    photographie, cinéma...), l’exposition organisée aux Galeries nationales du Grand
    Palais compte apporter un jour nouveau sur cette histoire commune. Sans éluder
    la question de la répression historique dont ont souffert les peuples tziganes,
    ce projet est également un manifeste de tolérance ; la valeur d’altérité, qui
    fonde la distinction entre l’artiste et l’homme ordinaire y acquiert une portée
    universelle.

     

    Le colloque

     

    Organisé les 6 et 7 décembre 2012 et
    précédé par une visite le mardi de l’exposition Bohèmes du Grand Palais qui en est l’occasion, le colloque « Mythe,
    fortune et infortune de la Bohème »
    s’interrogera, dans une perspective internationale et transdisciplinaire, sur
    les thématiques, les antécédents possibles, et les multiples reprises et
    réécritures ou images (affiches, illustrations, etc.) des Scènes de la vie de Bohème de Henry Murger, dans les langages
    artistiques (peinture, gravure, littérature, musique, théâtre et opéra).

     

    Il
    s’intéressera aussi aux mythes de la vie d’artiste et aux variations des
    figures de la bohèmeintroduites par le croisement avec le bohémianisme,
    qu’évoque la formule de Courbet sur « la grande vie vagabonde du bohémien ». Il
    abordera enfin, en deux tables-rondes, la scénographie de l’exposition Bohèmes et, plus largement, le débat sur
    la mise en exposition des arts du spectacle et de l’opéra.

     

     

    Programme du colloque Mythe, fortune et infortune de la Bohème

     

     

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