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  • Passage(s) et transgression(s)

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    Journée des doctorant.e.s 2018 organisée par l’École doctorale Pratiques et Théories du sens (ED 31).

    Affiche de l’événement

    Un nombre conséquent de rencontres scientifiques ont consacré une réflexion riche et multidisciplinaire à la notion de « passage ». Elle intéresse en effet des domaines de recherche variés, de l’architecture à l’histoire en passant par la sociologie, la littérature, les sciences de l’éducation et l’histoire de l’art, chacun·e développant un rapport propre à la notion tout en faisant émerger des objets de réflexion communs.

    Le passage, qui est tout à la fois une action et un lieu, prend des formes multiples et complexes. Ces acceptions du terme créent des configurations espace-temps chaque fois particulières. Le passage, chemin que l’on se fraie, peut aussi être une « sortie du sillon », un « écart de route ». En conséquence, dans sa dimension éphémère et contingente, le passage ne constituerait-il pas une forme de transgression ? Si la notion de passage parcourt et mobilise diverses disciplines, son rapport à la transgression reste encore à approfondir.

    L’étymologie du mot propose un point de départ à cette interrogation. Le mot français s’est formé sur le latin passus qui veut dire « pas ». Il renvoie ainsi au mouvement, au déplacement et à la transition [1]. Les études littéraires apportent explicitement une réflexion sur la richesse sémantique et la puissance évocatrice du mot. Cependant, son emploi dans de nombreuses expressions figées le soumet au risque de devenir un mot valise et, selon la formule de Walter Benjamin, au risque d’une « perte de son aura » [2]. De manière explicite, la notion de passage convoque la question spatiale. Ainsi, au plan topographique, elle interroge d’emblée les notions de frontières et de limites, puis elle ouvre une voie directe à la question topologique, en interrogeant le contexte que cet espace met en place. En effet, le passage implique d’abord le corps du sujet, puis les rapports qu’il installe avec les autres. Ainsi, comment cet espace influe-t-il sur la rencontre ?
    La notion présente aussi une réelle ambiguïté : en tant qu’action, le passage implique nécessairement un mouvement. Mais il est aussi un repère, tant vis à vis des générations antérieures [3] que dans la construction du sujet [4]. À la fois fixe et en action, dans sa tendance continue vers « autre chose », le passage ne serait-il pas surtout une transgression toujours renouvelée ? L’étymologie du verbe transgresser, du latin transgressum, « aller au delà », incite en effet à réfléchir à l’articulation de ces deux termes. En quoi le passage que l’on se fraie est aussi un moyen de détour, une sortie possible du sillon, (sans retour possible) ? Comment les pratiques et les constructions théoriques individuelles se situent-elles par rapport à la norme, à la loi ou à l’éthique, au point de remettre en cause la question de la normalité ? L’étymologie du mot “délire” renvoie à cette idée de détour, d’éloignement du sillon creusé au point de faire entendre dans « passage » la négation de « sage ».

    [1] Johann Friedrich Geist, 1989. Le passage. Un type architectural du XIXe siècle. Bruxelles, Pierre Mardaga.
    [2] Walter Benjamin, 2014. L’œuvre d’Art à l’époque de sa reproductibilité technique. Paris, Allia.
    [3] Hannah Arendt, 1954. « What is Authority », The Portable Hannah Arendt. New York, Penguin Books, pp. 462-507.
    [4] Jean-Jacques Rassial, 1996. Le Passage adolescent, de la famille au lien social. Toulouse, Érès.

    • Comité scientifique : Cédric Barbier, Marie-Dominique Gil, Perrine Guéguen, Tristan Le Bozec, Solène Méhat, Macarena Miranda, Alejandra Peña Morales, Alisa Rakul,
    • Comité organisateur : Cédric Barbier, Kévin Bideaux, Marie-Dominique Gil, Perrine Guéguen, Svitlana Kovalova, Tristan Le Bozec, Nabil Mati, Solène Méhat, Macarena Miranda, Vu Hung Nguyen, Alejandra Peña Morales, Alisa Rakul, Pascaline Tissot, Marie Tramountanis

     

    Programme détaillé de l’événement
    A télécharger en PDF

    Informations pratiques

    Mardi 15 mai 2018

    De 9h à 18h

    Entrée libre - Inscription souhaitée avant le 11 mai 2018

    Université Paris 8
    Bâtiment B1 – salle 106


    Contact

    rpdoced31@univ-paris8.fr

     

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