Problèmes d’histoire littéraire indienne


2e journée d’études organisée
par le Texte étranger (de l’EA 1569, Transferts critiques et
dynamique des savoirs : domaine anglophone), le Labex Arts-2H2, CNRS
THALIM/ARIAS.
 
 
 
Samedi 15 mars 2014,
de 9h30 à 17h
Salle Mariette, INHA
2 rue Vivienne
75002 Paris
 
 
 
Programme





Cette 2e journée transdisciplinaire
continue d’explorer les effets de diffraction qui font de la catégorie
« histoire littéraire indienne » l’objet épistémologique instable et
fuyant qu’il est. Les littératures de l’Inde s’écrivent en effet dans
plus d’une vingtaine de langues, et la généalogie orientaliste et
coloniale des discours sur la littérature en Inde multiplie encore leur
complexité transculturelle. Ce sont les avantages théoriques de cette
mobilité que nous cherchons à mettre en lumière, pour leurs effets
critiques sur des catégories posées au fondement méthodologique des
disciplines littéraires européennes.
 
 
 

L’idée
est d’explorer les multiples effets de diffraction qui font de la
catégorie « histoire littéraire indienne » l’objet épistémologique
instable et fuyant qu’il est – à la fois parce que les littératures de
l’Inde s’écrivent en plus d’une vingtaine de langues (la catégorie « 
littérature indienne » suscite à ce titre presque autant de difficultés
que la catégorie « littérature mondiale ») et en raison de la généalogie
orientaliste et coloniale des discours sur la littérature en Inde. Ce
sont les avantages théoriques de cette mobilité que nous cherchons à
mettre en lumière, pour leur capacité à répercuter des effets critiques
majeurs sur des catégories posées au fondement méthodologique des
disciplines littéraires européennes – à commencer, assez radicalement,
par « national » ou « indien » ici, « littérature », « histoire
littéraire » et, au bout du compte « histoire ». Le développement des
études postcoloniales, conjugué à l’émergence éclatante d’une
littérature indienne contemporaine anglophone sur la scène littéraire
internationale depuis 1980, a donné à la littérature indienne une
visibilité et même une centralité tout à fait inédites au-delà des
champs scientifiques spécialisés. Comme tout phénomène de « majoration »
culturelle – si on veut regarder le processus inverse à la

« 
minoration » deleuzienne –, celui-ci s’accompagne d’effets de lissage
et de mise en grand récit. Mais c’est précisément avec des forçages,
artifices et omissions que le cas indien révèle avec une clarté
singulière, et qu’il déborde avec toute la productivité critique propre à
l’activité historique de la différence culturelle.
 


Ce
programme cherchera donc à travailler l’objet « littérature indienne »
dans ses multiples plans de dissémination : son éclatement entre les
diverses disciplines qui se réclament de lui, mais aussi son
hétérogénéité dans les différentes traditions scientifiques, européennes
et indiennes, qui en tissent les savoirs. C’est pour faire résonner ce
dissensus que nous voulons créer un espace de croisement critique entre
spécialistes de littératures indiennes de langue anglaise et de langues
régionales, mais aussi de littérature comparée, de littérature
française, de théâtre et arts du spectacle, d’épigraphie, de traduction,
d’études postcoloniales, en les invitant à présenter leurs travaux en
cours et les spécificités de leurs perspectives sur cet objet à la fois
commun et méconnaissable.

 
 


Contacts : claire.joubert@univ-paris8.fr ; laetitia.zecchini@cnrs.fr
URL de référence : http://www.labex-arts-h2h.fr/problemes-d-histoire-litteraire.html
Accès libre

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