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  • Quel travail de mémoire(s) pour quelle sociétés ?

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  • Colloque organisé par la ville de Saint-Denis

     

     

    Samedi 2 avril 2011

    de 9h à 18h

    Amphi D

     

     

    Programme du colloque

     

     

     

    L’avenir a de la mémoire.

     

    La question des mémoires collectives est très présente dans le débat public actuel. Qu’elles constatent la négation du passé colonial et esclavagiste de l’état français ou qu’elles appellent à la reconnaissance de cultures spécifiques et bafouées, les revendications mémorielles sont venues bousculer le récit national et ses célébrations.

     

    La place du passé dans les constructions identitaires pose la question de ce qui fait appartenance, de ce qui différencie les groupes ou les rassemble. Nous souhaitons ainsi nous interroger, au cours de cette journée, sur cette évolution et sur ce qu’elle produit. Notre ville est une ville de tradition, une ville chargée d’histoire donc de mémoire.

     

    Depuis toujours, elle est une terre d’accueil et de travail pour des populations venues du monde entier. Nous avons la certitude que notre ville peut tirer avantage de cette diversité. Sa jeunesse peut être une immense force de progrès à condition qu’elle soit respectée. Celle-ci doit construire, au fil du temps, ses propres réponses à partir de l’existant. La connaissance des uns et des autres, la connaissance des uns par les autres, la reconnaissance de chacun, participent de cette construction commune.

     

    Cette spécificité dionysienne nous a conduits, ces dernières années, à développer une politique mémorielle qui ne trouvait pas forcément un écho au plan national. Le temps est venu de montrer que la république n’a rien à craindre et tout à gagner de mettre en partage ces mémoires singulières qui disent le pays d’origine, l’enfance, les raisons d’exil, les parcours des parents, la cuisine, les repères, les musiques, la langue.

     

    S’arrêter pour nous interroger sur cette évolution, c’est se donner les moyens d’entrer dans la complexité d’une société en mouvement. Croiser les données scientifiques et le travail des acteurs de terrain, c’est nous aider à mieux comprendre les enjeux sociétaux et politiques pour ne pas nous laisser influencer par la politique gouvernementale actuelle qui bafoue toute différence et instrumentalise la question. C’est prendre le temps de se dire quel projet de société nous voulons construire aujourd’hui pour les générations futures.

     

    Nous vous attendons nombreux.

     

    Didier Paillard maire de saint-denis vice-président de Plaine Commune

    et

    Jaklin Pavilla maire adjointe déléguée à la mémoire

     

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