Cette UMR
UMR
Unité mixte de recherche.
C’est une unité de recherche constituée par accord au minimum tripartite
entre le ministre de l’éducation Nationale, de l’enseignement supérieur
et de la recherche, un grand organisme de recherche, et un
établissement d’enseignement supérieur à l’occasion d’un contrat
quadriennal de recherche.
est pluri-sites :
Paris 1, Paris 8, Paris Ouest-Nanterre La Défense qui en est le site principal.
Directeur Jean-Claude Billaud, responsable Paris 8 : Alphonse Yapi-Diahou
Site Internet : www.ladyss.com
Site Paris 8 UMR 7533 LADYSS
Département géographie
2 rue de la Liberté
93526 Saint-Denis Cedex
Tél. : 01 49 40 72 60
Fax : 01 49 40 72 59
Géographie et sociologie
L’UMR LADYSS « Dynamiques sociales et recomposition des espaces » est
un laboratoire pluridisciplinaire associant deux disciplines
principales, la géographie et la sociologie. Créée en 1996 à partir de
deux laboratoires de Paris I et Paris X et d’une équipe d’université de
Paris 8, elle est aujourd’hui contractualisée avec quatre universités –
Paris 1, Paris 7, Paris 8 et Paris 10 (université de tutelle). L’UMR
appartient au département Sciences humaines et sociales du CNRS
CNRS
Centre national de la recherche scientifique
, et a
des liens avec le département « Environnement et développement durable »
qui vient d’être créé. Elle est rattachée à deux sections du Comité
national de la recherche scientifique, la section 39, « Espaces,
Territoires, Sociétés » (section principale), et la section 36 « Normes
et Règles ». Sa direction est assurée depuis le 1er Janvier 2003 par un
sociologue, Jean-Paul Billaud, directeur de recherches au CNRS.
LADYSS compte à Paris 8 en 2006 8 enseignants chercheurs à titre
principal, 4 enseignants chercheurs associés et 17 doctorants, tous
géographes.
Le site Paris 8 de l’UMR, coordonné par Françoise Plet, organise depuis
1996 un séminaire public mensuel. Autour du thème 2005-2006 « marges,
limites, frontières », le séminaire recevra le 7 juin 2006 un grand
géographe français : Armand Frémont, auteur dans les années 1970 de la
notion d’espaces vécus, grand spécialiste de la France et de
l’aménagement du territoire.
Le laboratoire consacre ses travaux à l’étude des processus et formes
actuels de recompositions sociales et spatiales en rapport avec la
mondialisation et les problèmes d’environnement. Mieux en comprendre et
en relier les processus et leurs différentes composantes est l’objectif
des travaux qui s’inscrivent dans le mouvement de décloisonnement
sémantique et thématique qui traverse les sciences sociales.
Les compétences disciplinaires réunies sont variées (géographie,
biogéographie, sociologie, anthropologie, architecture urbanisme,
géopolitique, droit, philosophie …). De fortes compétences sont réunies
sur la France et l’Europe. Il s’y ajoute un large éventail de terrains
de recherche (Asie, Maghreb, Afrique tropicale,Brésil, espaces post
communistes …) qui permettent de larges confrontations. Enfin, le
laboratoire dispose d’une longue expérience de recherche dans les champ
scientifiques du rural et de l’urbain, et sur des questions liées à
l’aménagement. Le laboratoire développe ses recherches au sein de trois
grands axes thématiques.
Axe 1 – Acteurs et lieux de la mondialisation : nouvelles formes d’intégration et recompositions socio-spatiales
Responsables :
Cet axe tudie les recompositions sociales et spatiales liées à la
mondialisation des échanges, et les nouvelles formes d’intégration qui
en sont constitutives.
En rupture avec des approches globalisantes ou sectorielles, il s’agit
d’appréhender les processus dans leurs multiples dimensions, à
l’intersection de l’économique, du social, du politique, du culturel, à
partir d’études localisées privilégiant les stratégies des acteurs et
leur articulation à différents niveaux et différentes échelles, (local,
régional, national, transnational, mondial). Il s’agit également de
penser ces dynamiques dans une perspective historique qui rend compte de
la diversité des évolutions et des réactions des acteurs aux
changements globaux et locaux, d’identifier les continuités, ruptures,
adaptations, innovations, et phénomènes émergents qui leur sont liés.
Les processus sont abordés au Nord comme au Sud, dans divers contextes
culturels (Europe occidentale, orientale, méditerranéenne, Asie centrale
et orientale, Maghreb) et au sein de différentes catégories d’espaces
(métropolitain, rural/urbain).
« Nouvelles dynamiques transnationales et construction des ensembles
macro et micro-régionaux » est un programme qui aborde la question en
rapport avec le développement de nouvelles formes d’intégration
régionale dans le monde.
« Stratégies d’acteurs, représentations, savoirs, innovation,
territoires » met l’accent sur les dimensions économiques des
recompositions socio-spatiales et sur les formes du développement local
et de la valorisation des lieux, intégrant les stratégies des mouvements
sociaux et la notion de risques.
« Ségrégations, fragmentations, marginalisations et formes de régulation sociale et politique » interroge les politiques territoriales confrontées à la mobilité et aux nouvelles inégalités et formes de pauvreté.
Axe 2 – Recomposition des territoires du quotidien : Représentations, pratiques, projets
Responsables :
L’augmentation des mobilités, une fragmentation des territoires, la
remise en cause des découpages traditionnels de l’espace, des paradigmes
de l’aménagement, des ancrages territoriaux des individus et des
groupes sociaux rendent nécessaire l’étude de la recomposition des
territoires du quotidien, l’appréhension conjointe des pratiques et des
espaces construits par les sociétés. L’axe analyse la production du
territoire en tant que tension entre action et construction historique.
Ce travail se construit via deux grands programmes :
Axe 3 – Environnement, Territoires et Sociétés : La construction de nouveaux liens
Responsables :
L’axe « environnement » traduit la volonté déjà ancienne du laboratoire
de travailler un domaine qui a longtemps peiné à être reconnu dans le
dispositif français de sciences sociales. L’environnement est une
question non seulement écologique, mais aussi sociale et politique.
Les enjeux en sont théoriques (la compréhension de la complexité et le
dépassement du grand partage entre nature et société), et
méthodologiques (l’interdisciplinarité). Le champ scientifique se
compose de problèmes d’une grande diversité, qui vont de l’inégalité
sociale engendrée par les problèmes d’environnement, de l’exigence de
démocratie revendiquée lors de leur traitement, jusqu’à l’émergence de
marchés tributaires des aménités environnementales (du paysage jusqu’à
la brevetabilité du vivant).
Trois grandes questions organisent cet axe : l’environnement comme
organisateur des mutations des sociétés contemporaines, l’environnement
comme facteur déterminant de la réorganisation entre des espaces et des
processus sociaux, les transformations dans les systèmes productifs,
notamment agricoles liées à la prise en compte des questions
environnementales (normes, procédés, qualité des produits, nouvelles
fonctions d’entretien du territoire assignées aux exploitations
agricoles.)
S’ajoute aux divers axes un « Observatoire de l’évolution des rapports
entre le rural et l’urbain », dont l’objectif est de construire un
dispositif d’observation pour la communauté scientifique et les acteurs
sociaux.
Les publications
Revue « Natures Sciences Sociétés »
Revue interdisciplinaire éditée par les éditions EDP Sciences, « NSS »
s’adresse aux personnes concernées par l’élaboration de nouvelles
démarches d’analyse des rapports entre natures, sciences et sociétés.
Elle permet d’engager le dialogue entre disciplines en privilégiant les
thématiques de l’environnement, de la santé et de la bioéthique.
Collection « Strates, matériaux pour la recherche en sciences sociales »
La revue Strates a été créée en 1986 sur une ligne éditoriale originale :
publier des matériaux, des réflexions sur des travaux en cours, des
débats, des outils, des « premiers travaux » de doctorants, des
bibliographies commentées, des chronologies… afin de valoriser des
moments importants du métier de chercheur hors de l’espace habituel des
publications scientifiques. Elle est devenue une collection d’ouvrages
thématiques, toujours avec comité de rédaction et comité de lecteure,
largement ouverts à des auteurs extérieurs au LADYSS.
Collection « IndiSciplineS »
La collection « IndiSciplineS », dirigée par Jean-Marie Legay sous
l’autorité de l’association « Natures Sciences Sociétés-Dialogues »,
revue du même nom déjà éditée par celle-ci.
Elle accueille des textes traitant des rapports que l’homme entretient avec la nature.
Le « 4 pages » de l’Observatoire des rapports entre rural et urbain
Le « 4 pages » fait le point sur les problématiques, les postures, les
méthodes sur un thème. Il s’agit là de dépasser la simple préoccupation
des résultats pour analyser la manière dont on les obtient et ce que
nous enseigne cette manière.
Collaborations :