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  • Crise des réfugiés, réfugiés des crises

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  • Crise des réfugiés, réfugiés des crises

     

    Journée d’étude organisée par l’Ecole doctorale Sciences sociales.

    Quand la planète "découvre" les réfugiés.

    Eté 2015, dans toute l’Europe comme dans l’Amérique de l’ALENA (Accord de Libre-Echange Nord-Américain), et par leurs puissants média interposés, la planète entière fait mine de découvrir le phénomène des réfugiés et des migrants "Crise des migrants", "crise des réfugiés", le matraquage est lancé ! On évoque les morts de la mer, les frontières qui s’ouvrent, celles qui se ferment, etc. On parle de crise des réfugiés, de crise des migrants ; et les images en boucle relaient les discours et les commentaires, parfois enflammés.

    Est-ce à dire que les migrants, personnes en mobilité, sont en crise ? Ou les réfugiés, personnes précipitées dans des mouvements forcés, sont en crise ? Mais que peut-il signifier ce mot "crise" ? Ou évoque-t-on quelques provenances ? La Syrie, l’Afrique subsaharienne (sans plus de détail comme s’il s’agissait d’un seul pays). On évoque quelques haltes, la Lybie, la Turquie, la Hongrie, l’Autriche, la Grèce, etc. Et on en oublie d’autres, sans doute parce que les plus anciennes, comme le Liban et la Jordanie (qui accueillent des millions de Palestiniens), ou encore le Cameroun, l’Ouganda, le Kenya, et l’Ethiopie, qui servent de territoire de replis des déplacés d’Afrique centrale et de l’Est, ou le Pakistan pour les Afghans. Tous ces pays constituent des terres de réfugiés, que ceux-ci y soient établis ou en attente de poursuivre leur mouvement vers d’autres destinations, du voisinage proche à des contrées plus lointaines. Les déplacés intérieurs, quant à eux sont inexistants, parce que confinés sur leurs territoires nationaux !

    La concentration des média et des journaux sur quelques pays ainsi que la focalisation du discours sur ces derniers met en lumière la force de la communication et la puissance des pouvoirs qui la contrôlent depuis l’Europe et Bruxelles sa capitale.

    Rares sont, en effet, ceux qui, des médias aux essayistes et aux décideurs songent à une possible inversion des mots pour dire, écrire ces mots dans un autre ordre d’alignement, soit "Réfugiés des crises" ou "Migrations des crises". L’ordre des mots n’est pas neutre, et l’analyse et la réflexion y sont inféodées indubitablement.

    L’objectif de la journée

    A partir du contexte ci-dessus souligné, cette journée, propose de déconstruire les formules et de mettre en perspective les charges associées à chacun des ordres d’alignement des mots par lesquels est évoqué le phénomène des déplacements massifs de populations à travers les frontières. L’objectif est d’éclairer également les deux phénomènes à savoir le "refuge" d’une part, et la migration de l’autre. La migration, mouvement qui relève a priori d’un déplacement volontaire, consenti, est préparée. De ce point de vue elle s’inscrit dans une ou des stratégies (individuelle ou collective) qui suggèrent, pour leur réalisation, des protocoles, des mécanismes, des acteurs connus en relations et en interaction. Elle diffère du refuge, de l’exode entendu comme mouvement involontaire, soudain, instantané, précipité, qui affecte des cohortes nombreuses, pressées, en fuite à la manière des "fugitifs".
    Se pose alors la question des causes de ces mouvements d’une part, et celle de leurs effets d’autre part. Nous formulons l’hypothèse d’une relation indissociable entre l’exode, le départ précipité et les crises violentes que traversent les pays qui y sont confrontés, à l’exemple de la Libye, de l’Afghanistan, de la Syrie, de la RDC, du Mali, de l’Irak, etc.

    Par ailleurs l’histoire des réfugiés et des migrations révèlent différentes formes et ordres de résilience des sociétés qui y sont confrontés. Le droit d’asile, les politiques d’insertion économique méritent une attention à cet égard, en tant qu’élément d’ajustement. Ici, les initiatives et actions diverses, croisées des acteurs sociaux, qui anticipent et/ou relaient celles des collectivités publiques seront également au cœur des échanges.

    Cette manifestation à caractère transversal intéresse l’ensemble des unités de recherche de l’Ecole doctorale Sciences sociales, et au-delà les autres Ecoles Doctorales de l’université.

    Programme de l’événement
    A télécharger en PDF

     

    Informations pratiques

    Mardi 30 janvier 2018
    De 9h15 à 16h

    Université Paris 8
    Bâtiment D - Salle D143

     

    Contact

    mireille.morvan@univ-paris8.fr

     

     

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