Directrice : Thiphaine Samoyault
Site Internet : www.litterature-et-histoires.univ-paris8.fr
Bâtiment D salle 321
Tél. : 01 49 40 73 31
Fax : 01 49 40 73 32
L’Equipe "Littérature et histoires", créée par Jacques Neefs et Béatrice Didier en 1997, envisage la littérature au prisme de différentes « histoires » : histoire des idées et des savoirs, histoire des formes et des genres, histoire politique et sociale, histoire de l’art et des représentations, histoire de l’histoire, histoire des œuvres et des lectures qui en sont faites… Cette attention aux histoires concurrentes, et aux multiples résonances du champ littéraire dans les autres champs de la pensée et des sciences humaines, est toujours articulée à une attention au travail propre des formes de l’écriture. L’équipe est ainsi porteuse d’une pensée renouvelée de l’historicité des œuvres, comprises dans leur « moment » propre, mais saisies aussi selon leurs « modernités » successives, tout au long de leurs effets mouvants dans le temps.
Composante de l’Ecole doctorale "Pratiques et théories du sens" de
l’université Paris 8, l’EA
EA
Equipe d’accueil.
L’Equipe d’Accueil constitue la structure la plus fréquente des unités de recherches propres de l’enseignement supérieur.
Ses diverses orientations doivent faire état d’un programme d’actions articulé sur plusieurs années.
Les équipes d’accueil sont destinées en priorité à l’encadrement de doctorants.
1579 a été notée A+ au terme de la campagne
d’évaluation 2008, et accréditée par le ministère pour le quadriennal
2009-2012.
Cinq axes de recherche ont été définis pour le quadriennal 2009-2012 :
Genèse des œuvres (responsables : Anne Herschberg Pierrot, Martin Mégevand).
Dans la continuité de travaux fondateurs qui, à Paris 8, ont développé la génétique littéraire, il s’agit d’intégrer la perspective génétique dans une pensée renouvelée des notions de « style » ou d’« œuvre » ; il s’agit aussi, contre le finalisme de l’ancienne philologie, de multiplier et faire jouer les possibles du texte, pour mettre au jour, en tout travail d’écriture, un projet essentiel d’inachèvement.
Transmission des mythes et histoire de la pensée symbolique (responsables : Françoise Graziani et Marc Escola).
Il s’agit, au départ, dans le cadre strict de POLYMNIA (réseau international et transdisciplinaire d’étude de la tradition mythographique), d’étudier l’histoire des diverses formes d’expression figurée qui, de l’Antiquité à la Renaissance, ont donné à la pensée européenne une relative unité : mythes, emblèmes, allégories, formes symboliques et langages iconiques. La Renaissance sert historiquement de point d’ancrage pour cette réflexion sur la pensée mythique et ses modes de figuration, car elle permet de remonter aux origines de la pensée européenne pour comprendre aussi bien la constitution des sciences humaines que les modalités d’échanges interculturels modernes. L’objectif de ces recherches est de favoriser la création de nouveaux outils comparatifs pour rendre compte de l’histoire des traditions mythographiques et symboliques à partir de leurs modes de transmission et d’interprétation.
Poétique et historicité (responsable : Jean-Nicolas Illouz).
Sous cet axe, l’équipe s’emploie d’abord à donner aux temps des œuvres différentes mesures concurrentes ou complémentaires. Elle travaille ainsi à rapporter chacun des différents moments de la littérature à l’épistémè qui lui est propre, en faisant entrer en résonance le champ littéraire proprement dit avec d’autres champs des savoirs et des représentations.
Traduction et mondialisation (responsable : Tiphaine Samoyault)
Le premier enjeu de cet axe est historique et géographique : il consistera à réfléchir à une cartographie de la pensée de la traduction en réunissant des chercheurs appartenant à différentes aires culturelles et travaillant dans les domaines de la traductologie ou de la théorie de la traduction. Un second enjeu de l’axe est politique : appuyé sur la cartographie précédente et sur le réel des textes effectivement traduits, il souhaite contribuer à constituer la traduction comme paradigme de la pensée politique (en concurrence avec « altérité », « vie commune » ou avec les couples « même/autre », « identité/différence »).
Recherches sur la violence extrême (responsables : Zineb Ali Benali, Pierre Bayard).
L’idée de créer un axe sur cette question tient au sentiment que les phénomènes de violence collective sont susceptibles, par les problèmes originaux qu’ils posent, d’enrichir la réflexion en sciences humaines et qu’ils possèdent une spécificité qui rend nécessaire le recours à des outils nouveaux, largement encore à inventer. Elle tient aussi à la constatation qu’un nombre croissant d’étudiants, rendus sensibles à cette problématique par leur histoire, par l’augmentation des travaux qui s’inscrivent dans ce champ comme par les débats politiques autour de la question de la mémoire, viennent inscrire des travaux dans ce domaine.
Le but de cet axe est donc de faciliter, à l’intérieur de l’équipe « Littérature et histoires », des projets collectifs portant sur la violence extrême, mais aussi de fédérer, au-delà de l’équipe, des initiatives allant dans le même sens. Ces projets auront tous un fort ancrage littéraire, mais seront également ouverts à une large interdisciplinarité, laquelle est requise par la nature même de cet objet de recherches.
Dans son organigramme 2009, l’équipe compte 24 membres enseignants-chercheurs et 6 membres associés ; elle encadre une centaine de doctorants.