Conférence-débat
avec
Jacques Tshibwabwa-Kuditshini (Université de Kinshasa)
Patrice Yengo (Université Marien Ngouabi, Brazzaville)
Marguerite Rollinde ( Cresppa-Gtm)
Mercredi 29 juin 2011, de 9h30 à 13h
Salle de la recherche de la bibliothèque universitaire
Depuis la fin de la guerre froide, la RDC (1996 puis 1998-2002) a connu deux conflits armés aux implications globale, régionale et locale. Principal enjeu : le contrôle de l’accès illégal aux ressources naturelles. Aux belligérants « officiels » (nombre de pays de la région) s’ajoutent des marchands locaux et internationaux comme relais de diverses rébellions hétéroclites de la sous-région qui ont pu administrer de vastes espaces territoriaux. Désétatisation, déterritorialisation, criminalisation de la politique..., la dynamique destructrice de cette conflictualité devenue endémique ont souvent été analysée par les chercheurs.
Le
colloque international de Kinshasa du 12-15 septembre 2010,
co-organisé par le Réseau Universitaire des Chercheurs en
Genre de Kinshasa, le Cresppa-Gtm et le Cerasa-Paris 8, a tenté une
approche genrée de ces conflits armés. Constatant l’évidente
victimisation des femmes, il tente de les percevoir aussi en tant
qu’actrices changeant leur statut sur les plans économique, social et
politique : femmes impliquées dans la rébellion ; activités novatrices
de survie ; en l’absence des hommes en guerre, chefs de ménage de
fait ; démarches pour résoudre des conflits, souvent en opposition avec
les membres de leur communauté (marches de paix)... Les
identités de genre sont en train de muter.