MASTER RECHERCHE ET PROFESSIONNEL
Domaines :
Mention : Genre(s), pensées des différences, rapports de sexe
Champs d’enseignement et de recherche :
Anthropologie, Arts visuels, Histoire (des femmes, du féminisme, du genre), Langues et cultures étrangères (anglais, espagnol, italien), Littératures, Philosophie, Psychologie sociale, Psychanalyse, Sciences de l’éducation, Science politique, Sociologie
Responsable de la mention : Nadia SETTI
UFR de rattachement : Textes et sociétés
Secrétariat : Bât. B, salle 342 - Tél. : 01 49 40 68 13
Courrier électronique : lucile.cranskens@univ-paris8.fr
Sites Internet : http://www.ufr-textes-et-societes.univ-paris8.fr et http://www2.univ-paris8.fr/ef/
Dans sa visée la plus générale, le master « Genre(s), pensées des différences, rapports de sexe » se propose d’analyser la construction, l’inscription ou la déstabilisation des identités, des différences et des hiérarchies de sexe dans les sociétés, les cultures, les institutions, les discours et les textes.
L’intitulé du master se décline en trois termes, reflétant des approches et des angles de vue différents mais qui tous interrogent la « naturalité » du sexe et les effets symboliques, sociaux, politiques et psychiques des assignations de genre.
Le « genre » comme catégorie et comme outil d’analyse introduit un angle de vue longtemps négligé dans les champs constitués de l’Histoire et de la Sociologie. Il fournit une grille de lecture de la division sexuelle qui met en lumière le caractère social et culturel de cette division. Il permet l’étude de la répartition sexuée des rôles et des tâches dans la famille (anciennes et nouvelles structures de la parenté et de la filiation) et dans la sphère publique : travail (égalité économique, métiers dits « féminins » et conséquences de la « féminisation » de certains métiers) ; politique (question de la parité) ; éducation (nature des parcours scolaires). Il contribue à l’historicisation et à la mise en question de la distinction entre « privé » et « public ». Il éclaire les mécanismes de pouvoir à l’œuvre dans les rapports sociaux de sexes. Il favorise l’analyse des hiérarchies de sexe et du processus historique de construction des différences.
La préférence donnée au terme de « pensée », moins restrictif que celui de « savoir », dans l’expression « pensées des différences », cherche à faire valoir la capacité des langages de la littérature, de la philosophie et des arts à produire du savoir au même titre que les langages des sciences, quoique d’une manière différente. Le pluriel de « pensées » met l’accent sur la diversité, voire l’hétérogénéité des propositions, des formules et des systèmes qui sont à la fois mobilisés et étudiés dans le cadre de nos recherches.
Le pluriel de « différences » (in « pensées des différences ») attire l’attention, d’une part, sur la complexité de la notion de « différence des sexes » qui ne se réduit pas à une opposition binaire et unifiée des statuts et des positions, d’autre part, sur le nécessaire croisement analytique et politique des différences de sexe avec les autres « différences » qui les affectent, les modifient et les démultiplient, telles que les différences de culture, d’histoire, de classe, de race, ou encore d’orientations et de pratiques sexuelles.
La notion de « rapports de sexe », pourvu qu’on l’entende dans tous les sens de l’idiome, ouvre à la fois le champ des questions touchant aux formations des hiérarchies sociales, aux modes et aux lieux de domination d’un sexe sur l’autre, et le champ des questions développées dans le cadre des études dites « queer » aux Etats-Unis, c’est-à-dire l’examen des différentes formes de sexualisation (et pas seulement de sexuation) des rapports sociaux.
Dans tous les cas, les concepts fondamentaux afférant à notre champ de recherche (tels que le genre, la différence sexuelle, la ou les sexualités, les rapports de sexe etc.) ne sont pas simplement mobilisés comme outils d’analyse : leurs présupposés, leurs usages, leur articulation et leur distinction font aussi l’objet d’une généalogie analytique, d’une mise en perspective historique et d’une interrogation critique.
La question des constructions « genrées » et des rapports de sexe affecte toutes les pratiques, sociales et symboliques, et traverse tous les champs de pensée. Son traitement requiert donc la convocation de savoirs multiples et la mise en œuvre pédagogique d’une interdisciplinarité large et concertée. C’est précisément la collaboration d’un grand nombre de disciplines, c’est leur interrogation mutuelle en même temps que le croisement de leurs modes et de leurs objets d’analyse qui font la spécificité de notre offre de formation.
Le master « Genre(s), pensées des différences, rapports de sexe » ouvre sur le doctorat en Études de Genre, diplôme national de Paris VIII. Ce doctorat comporte autant de mentions possibles que de disciplines reconnues par le CNU CNU Conseil national des universités (ex : doctorat Études de genre, mention « littérature comparée », ou mention « science politique », etc.). Le master ouvre aussi sur les doctorats en Histoire, Littérature(s), Sciences de l’éducation, Science politique et Sociologie (qui peuvent comporter une « mention genre »).
Débouchés professionnels :
1 - Carrières professionnelles
2 - Enseignement et recherche
Notre diplôme est prestigieux à l’étranger et nos étudiants étrangers, majoritaires en nombre au sein de la formation, trouvent beaucoup plus facilement qu’en France des postes universitaires (par ex. aux Etats-Unis, en Angleterre, au Québec, au Japon, en Chine et à Taiwan), non seulement dans le domaine des Gender Studies, mais dans un certain nombre de disciplines des Humanités, des Sciences Humaines et des Sciences Sociales.
Conditions générales :
Le ou la candidat(e) doit avoir une licence.
Le master est ouvert à la diversité des provenances disciplinaires à deux conditions :
Conditions d’accès en M1 :
L’admission du candidat (de la candidate) s’effectue en deux étapes :
a) examen des pièces du dossier (diplômes, CV, lettre de motivation, projet de recherche - entre 5 et 10 pages avec bibliographie) par la commission pédagogique et la commission des équivalences établies à cet effet.
b) après avis favorable, entretien avec un directeur/une directrice de recherche au sein de la formation, choisi en fonction du projet du candidat.
Conditions d’accès en M2 :
Entrée possible avec une maîtrise ancien régime (entretien préalable) ou avec un M1 : 6 EC EC Elément constitutif minimum et un mémoire préparatoire (Mention « Assez bien » requise au minimum). Sous réserve d’acceptation par la commission pédagogique.
Conditions de passage de M1 en M2 :
L’étudiant(e) doit avoir obtenu la mention « Assez bien » après péréquation des notes obtenues dans les cours (EC) et pour le mémoire de recherche.
Nombre de places : M1 : 100 - M2 : 80
Télécharger le dossier de candidature sur le site http://admission.univ-paris8.fr à partir du 26 mars 2012.
Dépôt des dossiers : avant le 15 juin 2012 pour la 1re session et avant le 12 septembre 2012 pour la 2e session.
Pour tout renseignement sur la procédure d’admission et la constitution du dossier de candidature, s’adresser à Lucile Cranskens (lucile.cranskens@univ-paris8.fr) ou Marie-Dominique GARNIER (marie-dominique.garnier@univ-paris8.fr), Nadia SETTI (nadia.setti@univ-paris8.fr), Hélène Marquié (h.marquie@free.fr) responsables des admissions et des équivalences.
Description générale
La formation se compose de 9 cours et séminaires (dénommés Eléments Constitutifs), répartis sur deux ans : l’étudiant doit valider 6 EC la première année (M1) et 3 EC la deuxième année (M2) (voir Tableaux récapitulatifs des parcours).
Chaque cours (EC) a une durée globale de 39h, à raison de 3 heures hebdomadaires pendant 13 semaines.
Ces 9 EC sont répartis entre 5 Unités d’enseignement (UE) correspondant au type d’enseignements dispensés : UE Initiation théorique, UE Méthodologie, UE Enseignement pluridisciplinaire, UE Spécialité, UE Langue.
- L’UE Initiation théorique comprend 2 EC en première année (M1)
- L’UE Méthodologie comprend 1 EC en première année (M1)
- L’UE Enseignement pluridisciplinaire comprend 1 EC en première année (M1). En deuxième année (M2), elle comprend 1 ou 2 EC selon le parcours (A ou B) choisi par l’étudiant (voir infra)
- L’UE Spécialité comprend 1 EC en première année (M1). En deuxième année (M2), elle comprend 1 ou 2 EC selon le parcours (A ou B) choisi par l’étudiant (voir infra)
- L’UE langue comprend 1 EC, à valider la première année (M1)
À l’issue de la première année (M1), l’étudiant(e) présente son mémoire de M1, soit sous la forme d’un projet détaillé du mémoire de M2 (problématique et bibliographie, plan du mémoire de M2), soit sous la forme d’une mini-thèse. Le mémoire de M1 ne comporte pas plus de 50 pages. Le jury de soutenance se compose de deux enseignants.
La reformulation du sujet de recherche peut conduire l’étudiant(e) à choisir un nouveau directeur de recherche pour la rédaction du mémoire de M2.
A l’issue de la seconde année (M2), l’étudiant(e) présente un mémoire d’environ 100 pages. Le jury de soutenance se compose de deux à trois enseignants.
Deux sessions de soutenance sont prévues en juin et en septembre-octobre.
Différenciation des parcours
Au sein du master « Genre(s), pensées des différences, rapports de sexe », l’étudiant(e) s’ouvre à différents modes de pensée et acquiert des compétences dans plusieurs champs de savoir. Il ou elle a cependant le choix entre deux parcours :
Dans le parcours A, l’accent est mis sur l’acquisition d’une compétence théorique, méthodologique et pratique dans une discipline particulière. Le parcours aboutit à la rédaction d’un mémoire de recherche qui relève à la fois de notre champ de recherche (genre, différences de sexe, sexualités) et d’une discipline particulière.
Dans le parcours B, l’accent est mis sur le maintien d’une approche interdisciplinaire. Le parcours aboutit à la rédaction d’un mémoire de recherche « transversal » à spectre large (articulation du domaine des Humanités et du domaine des Sciences humaines et sociales).
Toutefois, la différenciation des parcours n’intervient véritablement qu’en M2.
En M1, l’étudiant(e) doit suivre obligatoirement :
Le cours de langue (de préférence un cours de contenu enseigné dans une langue étrangère) est généralement dispensé à l’extérieur de notre formation. Pour les cours en anglais, les étudiants doivent obligatoirement s’inscrire en début de semestre pour passer des tests de niveau.
Un séminaire de méthodologie générale appelé « Apprentissage de la recherche » et couvrant nos domaines de recherche (Humanités, sciences humaines et sociales) est dispensé au sein de notre formation. Toutefois, l’étudiant(e) peut choisir de suivre un cours de méthodologie dispensé dans le cadre d’un autre master.
En M2, si l’étudiant(e) a choisi le parcours A, il ou elle suivra un séminaire pluridisciplinaire et deux séminaires (EC) de spécialité dans sa discipline. L’un de ces séminaires de spécialité peut être pris à l’extérieur de la formation, sous réserve de l’accord du directeur de recherche.
Si l’étudiant(e) a choisi le parcours B, il ou elle suivra deux séminaires pluridisciplinaires et un EC libre de son choix (voir Tableaux récapitulatifs des parcours, infra).
Typologie des enseignements dispensés
1 - Séminaires d’initiation théorique (M1)
Ces séminaires obligatoires présentent l’état des lieux et des questions dans le domaine théorique des études de genre(s), des rapports de sexe, des sexualités, de la construction sociale et de la symbolisation culturelle des différences sexuelles à travers les disciplines. Ils initient les étudiants à l’histoire de la constitution de ce champ épistémologique, et aux problématiques, textes, concepts et idiomes fondamentaux qui jalonnent la recherche dans ce domaine. Ils constituent le « fonds théorique » de la rédaction des mémoires de M1 et M2.
2 - Séminaires thématiques pluridisciplinaires (M1 - M2)
Est considéré comme « pluridisciplinaire » tout séminaire qui fait appel à plus d’une discipline, à la fois dans ses méthodes et dans le corpus des textes, documents et matériaux étudiés. Par exemple, tel séminaire qui se situe à l’articulation de la littérature et de l’histoire, ou encore de la sociologie, de l’anthropologie et de la psychanalyse. De tels séminaires peuvent être enseignés à plusieurs, mais ce n’est pas une nécessité. Ils favorisent l’émergence de recherches transversales et d’approches transdisciplinaires.
3 - Séminaires de spécialité (M1 - M2)
Ces séminaires sont mono-disciplinaires et explorent les questions de genre et/ou de différences des sexes dans tel champ et selon telle approche particulière : historique, littéraire, philosophique, politique, sociologique, etc.
4 - Cours de méthodologie (apprentissage de la recherche)
Dispensés dans le cadre de notre formation ou dans les formations avoisinantes, ces cours initient les étudiants aux outils et aux méthodes de la recherche dans les deux grands domaines de notre formation (Humanités / Arts, Lettres et Langues ; Sciences humaines et sociales). Ils les aident à élaborer un projet et à entreprendre la rédaction d’un long mémoire.
Récapitulatif de l’architecture pédagogique du master, des enseignements et des crédits
MASTER 1 - 1re année
Total ECTS : 60
MASTER 2 - PARCOURS A
Total ECTS : 60
MASTER 2 - PARCOURS B
Total ECTS : 60
Contrôle continu dans les séminaires (EC).
Les travaux demandés varient selon les EC (dossiers, enquêtes analytiques, analyse de textes et documents, traitement problématique d’une question).
Le Master « Genre(s), pensées des différences, rapports de sexe » bénéficie des nombreux partenariats établis par le Centre d’études féminines et d’études de genre avec des institutions et des réseaux de recherche internationaux.
Mobilité étudiante :
Semestres universitaires de mobilité effectués à l’étranger pour un programme intégré d’études (ex. Erasmus ERASMUS European Region Action Scheme for the Mobility of University Students, programme d’échange entre universités ) :
Echanges institutionnalisés :
a) Conventions
Toutes les conventions mentionnées ci-dessous ont été signées par le Centre d’études féminines et d’études de genre pour le master « Genre(s)... » et le doctorat en Etudes Féminines et Etudes de Genre.
b) Autres accords internationaux
Le master « Genre(s), pensées des différences, rapports de sexe » est partie prenante d’un certain nombre d’accords de coopération qui concernent l’ensemble de l’université, ou qui ont été mis en place par des formations voisines :
Equipes de Paris 8 :
Equipes extérieures à Paris 8 :
Autres organismes (y compris internationaux) :
Autres formes d’environnement recherche :