Séminaire International et Interdisciplinaire de Recherches Spinozistes



Séminaire International et Interdisciplinaire de Recherches Spinozistes, 2014-2015


Organisé par Charles Ramond et Jack Stetter, avec le soutien de la Commission de la Recherche (ex CS) de Paris 8 et de l’EA 4008 LLCP
 
 
Affiche Spinoza à Paris 8

 
 

Présentation du Séminaire


La figure de Spinoza a été présente dès l’origine de la création de l’Université de Vincennes. Spinoza était
pour Deleuze « le Christ des philosophes ». Badiou, dans des entretiens récents, déclare s’approcher
toujours plus d’une vision spinozienne de la subjectivation et des affects de joie, dont il compte faire la
matière du troisième volume de L’Être et l’Événement.
 
La confrontation des thèses de Foucault et de
Spinoza est maintenant de mieux en mieux instruite. La réflexion de Rancière sur les « mécomptes »
démocratiques, ou les analyses de Lyotard (par exemple dans "Pourquoi philosopher ?") croisent,
rencontrent, discutent, les thèses de Spinoza.
 
L’ambition du Séminaire, conformément à l’orientation
contemporaine et internationale de l’Université de Paris 8, sera d’accueillir le meilleur de ce qui se publie
aujourd’hui non seulement en philosophie sur Spinoza, mais autour ou à propos de Spinoza dans tous les
champs du savoir, de la connaissance et de la création.
 
Retrouvez les vidéos des séances précédentes (Ivan Segré, Laurent Bove, Pierre-François Moreau, André Tosel) : https://www.youtube.com/channel/UClUAF0ybs_1JM7tfzhddeUw


 
 

Prochaine séance


Jeudi 9 avril : Pascale GILLOT : « Spinoza, Marx,
Althusser : pour une théorie matérialiste de l’idéologie »

 

Dans les années soixante et soixante-dix du XXe siècle, Althusser, dans le cadre de son « retour à
Marx », entreprend d’en expliciter la philosophie latente, et, conjointement, d’élaborer la théorie de
l’idéologie (de sa nécessité et de son autonomie relative) qui manquait encore au marxisme. Ce retour
à Marx est fortement marqué par le « retour à Freud », tel qu’il fut engagé par Lacan quelques années
auparavant. Ainsi, Althusser déclare, dans « Idéologie et Appareils Idéologiques d’État » (1970), qu’il
entend « proposer une théorie de l’idéologie en général, au sens où Freud a proposé une théorie de
l’inconscient en général »). Toutefois, cette théorie de l’idéologie, qu’Althusser nomme également
matérialisme de l’imaginaire (Éléments d’autocritique, 1974, ch. 4, « Sur Spinoza »), ne se constitue
pas simplement à partir d’un retour à Marx redoublé d’un retour à Freud. Elle engage aussi un « détour
par Spinoza » : la théorie spinoziste de l’imagination offre le premier modèle, pour Althusser, de ce
matérialisme de l’imaginaire qu’il entend constituer à travers sa relecture de Marx. Nous nous
interrogerons sur le statut de cet entrecroisement des lectures althussériennes de Freud et de Spinoza.
Si la nécessité et la cohérence d’un tel entrecroisement sont manifestes, concernant en particulier la
critique du psychologisme et plus généralement le rejet des « philosophies de la conscience », elles
n’en laissent pas moins subsister un point aveugle, qui n’est autre que la question du sujet.
 
Pascale Gillot
 
Pascale Gillot, Membre du Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne (Paris 1), est une spécialiste
reconnue des modèles de l’esprit et de la subjectivité, de la philosophie classique à la philosophie
contemporaine. Elle a récemment publié : L’esprit. Figures classiques et contemporaines (Paris, CNRS Editions,
2007) ; Althusser et la psychanalyse (Paris, PUF, "Philosophies", 2009).

 
 

En savoir plus


Contacts : Charles Ramond et Jack Stetter 
Plus d’informations concernant le séminaire sur le site du laboratoire LLCP : http://www.llcp.univ-paris8.fr/spip.php?article1212
 
 

Informations pratiques


Jeudi 9 avril 2015
De 18h à 20h
Salle C005
 

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