Journée d’étude - Repenser les périphéries populaires des métropoles latino-américaines
La journée d’étude vise à analyser les transformations contemporaines des périphéries populaires des métropoles latino-américaines, en insistant sur leur diversité et leur complexité.
Ces périphéries combinent désormais différentes formes urbaines. Aux quartiers auto-construits historiques se sont ajoutés de vastes ensembles de logements sociaux planifiés, souvent marqués par des fragilités structurelles et rapidement traversés par des dynamiques informelles. Parallèlement, les quartiers d’auto-construction plus anciens ont évolué vers une densification et une verticalisation importantes, alimentées par des logiques de marché informel.Ces transformations produisent des espaces hybrides, où se mêlent amélioration, dégradation, formalité et informalité, tout en accentuant les inégalités et la précarité.
Ces dynamiques sont également marquées par de nouveaux acteurs et processus. Des politiques d’ « urbanisme social » cherchent à améliorer les conditions de vie à travers des infrastructures et équipements, avec des objectifs d’inclusion et de justice spatiale, mais leurs effets restent discutés. Dans le même temps, l’implication croissante de groupes liés au crime organisé dans les marchés fonciers et immobiliers renforce les formes de violence et fragilise les institutions. Enfin, les transformations des périphéries s’accompagnent d’une recomposition des formes d’organisation collective. Historiquement centrales dans l’accès au logement et aux services, ces organisations se sont affaiblies mais aussi renouvelées autour de nouveaux enjeux, avec l’émergence de collectifs locaux et de démarches de production sociale de l’habitat.
La journée d’étude entend ouvrir un débat sur les trajectoires complexes des périphéries, prises dans ces transformations multiples et simultanées, en soulignant leurs éventuelles contradictions et en examinant les évolutions différenciées qui peuvent en découler. Elle permettra également de confronter les dynamiques observées dans les périphéries populaires d’Amérique latine à d’autres contextes, grâce à l’intervention de discutant·es invité·es dans chaque session.
Programme :
Ces périphéries combinent désormais différentes formes urbaines. Aux quartiers auto-construits historiques se sont ajoutés de vastes ensembles de logements sociaux planifiés, souvent marqués par des fragilités structurelles et rapidement traversés par des dynamiques informelles. Parallèlement, les quartiers d’auto-construction plus anciens ont évolué vers une densification et une verticalisation importantes, alimentées par des logiques de marché informel.Ces transformations produisent des espaces hybrides, où se mêlent amélioration, dégradation, formalité et informalité, tout en accentuant les inégalités et la précarité.
Ces dynamiques sont également marquées par de nouveaux acteurs et processus. Des politiques d’ « urbanisme social » cherchent à améliorer les conditions de vie à travers des infrastructures et équipements, avec des objectifs d’inclusion et de justice spatiale, mais leurs effets restent discutés. Dans le même temps, l’implication croissante de groupes liés au crime organisé dans les marchés fonciers et immobiliers renforce les formes de violence et fragilise les institutions. Enfin, les transformations des périphéries s’accompagnent d’une recomposition des formes d’organisation collective. Historiquement centrales dans l’accès au logement et aux services, ces organisations se sont affaiblies mais aussi renouvelées autour de nouveaux enjeux, avec l’émergence de collectifs locaux et de démarches de production sociale de l’habitat.
La journée d’étude entend ouvrir un débat sur les trajectoires complexes des périphéries, prises dans ces transformations multiples et simultanées, en soulignant leurs éventuelles contradictions et en examinant les évolutions différenciées qui peuvent en découler. Elle permettra également de confronter les dynamiques observées dans les périphéries populaires d’Amérique latine à d’autres contextes, grâce à l’intervention de discutant·es invité·es dans chaque session.
Programme :
- 09h30-10h00. Accueil
- 10h00-10h45. Conférence inaugurale de María Mercedes Di Virgilio (Université de Buenos Aires)
- 10h30-12h15. L’action publique urbaine dans les périphéries - Catherine Paquette Vassalli (CESSMA-IRD), Jean-François Valette (LADYSS - Université Paris 8).
Discutante : Claire Bénit-Gbaffou (Mesopolhis-Aix-Marseille Université) - 12h15-13h15 : Buffet-déjeuner sur place
- 13h15-15h00. L’économie informelle et criminelle et ses effets sur le développement urbain dans les périphéries - Elena Butti (CERI-Sciences Po), Keisha Corantin (PRODIG-Université Paris 1), Tiphaine Duriez (LADEC-Université Lyon 2).
Discutant.e : à confirmer - 15h00-15h30. Pause-café
- 15h30-17h15. Les organisations et collectifs, leur rôle dans les transformations des périphéries - Aurélie Quentin (Mosaïques-Université Paris Nanterre), Nasser Rebaï (Pléiade-Université Sorbonne Paris Nord), Tristan Waag (CREDA-Université Sorbonne Nouvelle).
Discutant.e : à confirmer - 17h15-18h00. Échanges finaux et conclusion
9 juin 2026
: 09h30
- 18h00
Campus Condorcet - Auditorium de l’Humathèque
10, cours des Humanités, Aubervilliers
Inscription préalable obligatoire via le formulaire en ligne : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdaaYM3C0MIpBVPJQ4urw6uZ-Mq4PlXCcn1oVxix2lMCpDT8w/viewform
Contacts :
– catherine.paquette@ird.fr
– jeremy.robert@ird.fr
– jean-francois.valette02@univ-paris8.fr