Séminaire des étudiant·es du master Passé Présent : les méthodes critiques de l’histoire - 2025-2026
Chaque année, les étudiants du master « Passé Présent : les méthodes critiques de l’histoire » de l’université Paris 8 organisent un séminaire. Il s’agit d’un cycle de trois conférences organisées et animées par les étudiant·es du master. Ce séminaire, pensé comme un atelier collectif, est une première expérience dans l’organisation de rencontres scientifiques qui met en pratique le principe de la formation à la recherche par la recherche.
Construit par les étudiant·es, ce séminaire est le reflet de leurs recherches et de leurs intérêts. Chacune de ces rencontres abordera un thème différent.
Comme un lieu de débat, ce séminaire permet d’explorer ces questions à partir d’études de cas précises et d’échanges avec des spécialistes. Il s’adresse à tous : chercheur·euses et étudiant·es de niveau licence et master.
Programme
Séance du 10 février : L’historien et le débat public. Comment briser la tour d’Ivoire ?
Ce séminaire propose une discussion avec l’historien et écrivain Sylvain Pattieu, maître de conférence en histoire contemporaine à l’université Paris VIII. Cette discussion s’articule autour de la place de l’historien dans le débat public et comment celui-ci fait dialoguer son statut académique et son rôle dans la sphère publique. Cette rencontre est conçue pour discuter et amener une réflexion autour de la définition même de la profession d’historien : entre rigueur académique et accessibilité ; Comment briser la tour d’Ivoire de l’historien à travers son implication dans le débat public et quels en sont les principaux vecteurs ?
Séance organisée par Odric Delamare, Marlène Jacquet, Ylann Mouhou.
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Séance du 10 février 2026
L’historien et le débat public. Comment briser la tour d’Ivoire ?
Séance du 19 février : Le renseignement colonial : entre historicités et continuités.
Cette rencontre propose un échange avec l’historien Vincent Bollenot, auteur de « Signalé comme suspect ». La surveillance coloniale en France, 1915-1945, paru en 2025. Son ouvrage, adapté de sa thèse sur le service de contrôle et d’assistances des indigènes en France (CAI) dans l’entre-deux-guerres permet d’aborder l’histoire coloniale française sous un nouvel angle, celui du renseignement politique. En quoi consistait ce service de renseignement colonial, quelles pratiques de catégorisation « raciale » ont été mises en place par son administration et ont-elles perduré dans la police française jusqu’à aujourd’hui ? Voici les questions qui seront abordées durant la séance.
Séance organisée et animée par Simon Ba, Tom Hermitte, Eryl L’Hostis, Clothilde Louis.
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Séance du 19 février 2026
Le CAI, un service de renseignement colonial : historicités et continuités
Séance du 17 mars : La cancel culture. Une nouvelle manière de faire de l’histoire ?
Cette séance propose une discussion avec l’historienne et écrivaine Laure Murat, autour de son ouvrage Qui annule quoi ? et des débats contemporains sur la cancel culture. Loin d’un simple slogan médiatique, la notion renvoie à des pratiques diverses de dénonciation, de contestation et de responsabilisation, mobilisées par des acteurs et actrices multiples dans l’espace public.
La discussion s’articulera autour de la question suivante : la cancel culture constitue-t-elle une nouvelle manière de faire de l’histoire ? À travers les controverses sur les statues, les figures du passé et la mémoire publique, il s’agira d’interroger les usages politiques du passé, les tensions entre histoire et mémoire, ainsi que les enjeux et les limites de ces mobilisations dans les sociétés contemporaines.
Séance organisée et animée par Mina Longérinas et Aurèle Lafage.
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Séance du 17 mars
La cancel culture. Une nouvelle manière de faire de l’histoire ?