Sophie WAUQUIER
Chargé de mission Chercheurs en exil
Sophie Wauquier est professeure des universités en science du langage à l’université Paris 8 depuis 2006. Directrice du laboratoire Structures formelles du langage de 2007 à 2019, elle mène des recherches sur l’acquisition de la phonologie et de la morpho-phonologie de la L1 et de la L2. Elle travaille également sur la question de l’appropriation linguistique des personnes exilées, et plus particulièrement chez les exilés scientifiques pour qui la maîtrise linguistique de haut niveau se pose de manière specifique puisque les possibilités de construction ou de maintien d’une vie académique dans toutes ces dimensions (cours, colloques, écriture) supposent qu’ils deviennent très rapidement des locuteurs avancés et qu’ils mettent en place une flexibilité cognitive et psychologique touchant à l’intime de leur vécu linguistique et de leur identité intellectuelle.
En parallèle de ses mission pédagogiques et scientifiques, elle s’investit dans la vie de la communauté en diverses instances : élue du conseil d’administration de 2012 à 2016 et de 2016 à 2021, elle devient en 2017 chargée de mission "Universitaires pour la Paix" et s’occupe de l’accueil des chercheurs en danger au sein de l’université Paris 8 via notamment le programme PAUSE. Puis, elle devient Vice-présidente Libertés académiques, diversité et inclusivité à partir de mars 2021. Également membre élue de la commission recherche et du conseil académique depuis mars 2021, Sophie Wauquier devient ensuite, en avril 2022, Vice-présidente en charge des Relations et de la coopération internationales de l’Université. Elle contribue dans le cadre de cette fonction à développer la tradition d’accueil de l’université Paris 8 qui est engagée de longue date en faveur de l’ouverture internationale, de la liberté académique et de la solidarité scientifique et travaille à offrir aux chercheurs ou artistes en danger un environnement sûr. Dans ce contexte, le président Arnaud Laimé lui confie en 2025 la mission Chercheurs en exil afin de permettre à ces personnes la poursuite de leurs travaux de recherche et de création et une intégration pleine et entière au sein de la communauté de recherche de Paris 8.