Master Pratiques d’Enquête en Sociologie et Anthropologie (M1)
Domaine : Sciences humaines et sociales
Mention : Sciences sociales
Parcours M1 Tronc commun : Pratiques d’Enquête en Sociologie et Anthropologie (PESA)
Parcours M2 : Mondes urbains : Travail, Inégalités : Approches sociologiques (MUTIAS)
Parcours M2 : Mondialisations, Environnements, Circulations : Approches Anthropologiques (MECAA)
- Formation initiale
- Formation continue
- Alternance
- Enseignement à distance
- Objectifs
- Compétences
- Critères d’admission
- Programme
- Modalités de contrôle des connaissances
- Professionnalisation
- Recherche
- Partenariats et échanges internationaux
- Et après ?
Le master Sciences sociales vise à former les étudiants aux démarches, méthodes et outils théoriques des sciences sociales, dans une double optique : de formation aux métiers de la recherche universitaire et de préparation aux métiers mobilisant ces outils hors du monde académique. Il octroie de solides compétences sur le plan théorique et méthodologique en sociologie et en anthropologie au niveau du M1 et permet aux étudiants de se spécialiser en M2 dans l’une ou l’autre discipline, afin de s’orienter ensuite vers les métiers de l’étude, de la recherche et/ou de l’enseignement.
L’originalité et la cohérence de ce master reposent sur quatre axes structurants :
- L’importance accordée à la mise en œuvre de savoirs théoriques adossés à l’enquête de terrain en sociologie et en anthropologie. Cet apprentissage se concrétise à travers des enseignements théoriques et la réalisation d’enquêtes : une enquête collective en M1, suivie d’enquêtes individuelles donnant lieu à un mémoire d’étape en M1, puis à un mémoire de recherche en M2. Ces deux derniers mémoires peuvent être associés à des stages (en M1 et M2). Cette importance donnée à l’enquête de terrain est renforcée par un séminaire « Pratiques de la recherche en sciences sociales » en M2 et plusieurs ateliers en M1 et M2.
- L’esprit de travail collectif et collaboratif est au cœur de la formation, notamment à travers l’enquête collective du M1, un projet tutoré d’organisation d’évènement en M2 et les ateliers d’accompagnement à la recherche ou à l’expertise professionnelle en M1 et M2.
- Une ouverture internationale : grâce aux nombreux partenariats du département et à l’implication d’enseignant·es-chercheur·es dans des programmes internationaux, la formation encourage la mobilité étudiante vers des universités européennes et hors UE (stages, semestres d’étude). Cette dimension est particulièrement renforcée dans le parcours de M2 « Mondialisations, environnements, circulations : Approches Anthropologiques » et également présente dans le parcours de M1.
- Un ancrage professionnel : ce master prépare aux divers métiers de l’étude, de la valorisation et de la recherche en sciences sociales, au-delà du cadre académique. Cette professionnalisation passe par des stages et des rencontres avec des chercheur·es et des professionnel·les du secteur (cabinets d’étude et de conseil, associations, ONG, syndicats, collectivités territoriales, organismes d’enquête publics et privés, muséologie, métiers de la culture, diplomatie culturelle, etc.). Il s’agit donc d’offrir une formation qui ouvre sur les différents métiers et secteurs de la recherche et des études en sciences sociales, non réductibles à la sphère académique.
Le master Sciences Sociales forme les étudiants à mobiliser et produire des savoirs spécialisés de haut niveau pour analyser les mutations contemporaines (travail, urbanisation, mondialisation, environnement), dans une perspective critique, interdisciplinaire et ancrée dans la recherche.
Il développe des compétences en conduite d’enquête, en diagnostic socio-anthropologique, en analyse réflexive de situations complexes, et en production de solutions adaptées.
Les diplômés sont capables de gérer des projets, de travailler en équipe, de piloter des démarches participatives, et d’accompagner les transformations sociales et organisationnelles, tout en intégrant les enjeux de responsabilité sociale, d’éthique, d’accessibilité et de durabilité.
Ils savent communiquer les résultats de leurs travaux à des publics variés et sont préparés à contribuer à des collectifs de recherche ou d’expertise à l’échelle internationale.
Ce master s’adresse à un public de formation initiale et aux personnes souhaitant reprendre leurs études (salarié, demandeur d’emploi, professionnel libéral, etc.) dans le cadre de la formation continue, afin de se former aux métiers de l’étude, de la recherche et de l’enseignement.
Conditions d’accès en formation initiale
Les licences permettant d’accéder au master sont :
- prioritairement celles en Sociologie ou en Anthropologie/Ethnologie
- secondairement celles en Science Politique, Histoire, Géographie, Économie, Sciences de l’éducation, Philosophie, Information-Communication, AES
Pour les étudiants étrangers, une certification du niveau C1 en français (DELF niveau C1 ; TEF niveau 4) est demandée.
Les autres prérequis (connaissances et compétences) pour intégrer la formation sont les suivants :
- avoir une formation méthodologique permettant de concevoir et de réaliser une enquête empirique en sciences sociales dans les mêmes domaines que ceux de l’attendu précédent
- avoir des qualités rédactionnelles permettant de formuler une problématique et des hypothèses, de développer en détail les étapes d’un raisonnement, de construire une analyse et de proposer des résultats
- avoir une capacité de lecture et de synthèse de textes de sciences sociales mais aussi de documents qui sera appréciée à travers la bibliographie du projet
Sur la plateforme MonMaster, les éléments suivants sont demandés aux candidats en formation initiale en M1 :
- posséder une licence en sociologie ou en anthropologie (180 crédits) ou sur dérogation accordée par la commission pédagogique, une licence dans une autre discipline des sciences sociales ou un diplôme considéré comme équivalent
- présenter les bulletins de notes de la licence
- rédiger une lettre de motivation revenant sur votre parcours et indiquant les raisons pour lesquelles vous souhaitez vous inscrire dans ce Master
- présenter un projet de recherche argumenté de 3 pages (état des lieux sur la question, problématique, dispositif méthodologique, bibliographie)
- constituer le dossier administratif
Pour une inscription directe en M2, les éléments suivants sont demandés aux candidats en formation initiale :
- posséder un M1 en sociologie ou en anthropologie (180 crédits) ou sur dérogation accordée par la commission pédagogique, dans une autre discipline des sciences sociales ou un diplôme considéré comme équivalent. La mention AB (12/20 min) au M1 est exigée.
- présenter le bulletin de notes de la dernière année d’études
- rédiger une lettre de motivation revenant sur votre parcours et indiquant les raisons pour lesquelles vous souhaitez vous inscrire dans ce Master
- présenter un projet de recherche argumenté de 5 pages (état des lieux sur la question, problématique, dispositif méthodologique, bibliographie)
- constituer le dossier administratif
Conditions d’accès en formation continue
L’accès en master 1 et en master 2 est possible en formation continue :
- par validation des études, expériences professionnelles ou acquis personnels (décret 2013-756 du 19 août 2013) : accès sans avoir le diplôme requis, compte tenu des études, des acquis personnels et des expériences professionnelles.
- par validation des études supérieures accomplies, notamment à l’étranger.
Les conditions requises pour intégrer le master en formation continue sont les suivantes :
- Posséder l’une des licences sus-citées
- Fournir un bulletin des notes de licence
- Fournir une lettre de motivation argumentée
- Joindre un curriculum vitae
- Proposer un projet de recherche individuel argumenté de 3 pages
- constituer le dossier administratif
Le master permet à tous les étudiants d’acquérir (ou de compléter) un socle bi-disciplinaire commun (sociologie et anthropologie) tant pour ce qui concerne certains concepts (cours thématiques) que les méthodes d’enquête empirique (enquête par questionnaire, entretiens, observation ethnographique) dans chacune de ces disciplines, lesquelles sont abordées dans les cours ainsi que grâce au déploiement au long du premier semestre d’une enquête collective favorisant également l’acquisition de certaines dispositions au travail collectif. Cette enquête a par ailleurs pour spécificité d’ancrer les étudiants dans les réalités du territoire puisqu’elle se déploie chaque année en lien au partenariat que nous avons tissé avec le Conseil Départamental de la Seine-Saint-Denis, ce qui amène les étudiants à travailler dans les milieux professionnels liés aux différents services publics du département.
De manière alternative, les étudiants peuvent réaliser un stage en milieu professionnel externe qui les familiarise également avec le travail collectif. En M2, les étudiants, qui sont par ailleurs encouragés dès le M1 à préparer une mobilité étudiante s’ils le souhaitent (possible terrain ou stage à l’étranger, mobilité académique), poursuivent selon leur choix et en fonction de leur sujet de recherche un approfondissement en sociologie ou en anthropologie dans les thématiques du parcours choisi. Des stages à l’international sont également prévus en lien avec plusieurs ancrages de recherche du département (programmes ANR et Horizon Europe).
Tronc commun/socle commun
Le tronc commun du M1 « Pratiques d’enquête en sociologie et en anthropologie » propose des enseignements fondamentaux en sociologie et en anthropologie, complétés par une formation empirique bi-disciplinaire en méthodes quantitatives et ethnographiques, centrée sur la réalisation d’une enquête collective.
L’apprentissage des méthodes empiriques est renforcé dans la nouvelle maquette avec un EC Tremplin Master au second semestre, avec une offre de modules au choix (mutualisée avec la Licence de sociologie) : soit approfondissements statistiques, soit recherche à partir d’archives, soit d’autres approches comme l’approche ethnographique (module susceptible de varier selon les années).
Une part significative du cursus est consacrée à la rédaction d’un mémoire d’étape.
En M2, les étudiants poursuivent ce double ancrage disciplinaire à travers un tronc commun de deux EC (concepts et terrains en sociologie et anthropologie), tout en approfondissant l’une des deux disciplines selon le parcours choisi. Cette spécialisation passe par des cours thématiques et, dans le parcours MUTIAS, par un renforcement des compétences quantitatives (analyse et exploitation de données statistiques et numériques).
Volumes horaires
Le parcours M1 PESA représente 312 heures de volume horaire en présentiel pour les étudiants (VHE), soit 195 heures au premier semestre et 117 heures au second. Les parcours M2 MUTIAS et M2 MECAA représentent 273 heures chacun, soit 156 heures au premier semestre et 117 heures au second.
Le volume horaire étudiant de la mention est donc de 585 heures.
Modalités d’enseignement en présentiel
Même s’il s’adresse aussi à des étudiants salariés pour lesquels des aménagements d’emploi du temps sont possibles, ce master requiert la présence active de l’étudiant et sa participation aux travaux collectifs proposés.
Les cours sont exclusivement dispensés « en présentiel » sous la forme de cours hebdomadaires en M1 et M2, d’ateliers annualisés bimensuels d’accompagnement à la recherche (en M1 et M2, un projet tutoré en M2 qui débouche sur la préparation de masteuriales, 2 journées d’études dont l’organisation revient aux étudiants).
L’essentiel des enseignements sont concentrés sur trois jours du mercredi au vendredi. Chaque semestre dure 13 semaines. Afin d’assouplir les emplois du temps et de permettre aux étudiants désireux de disposer de plages plus régulières pour leur travail de recherche, 2 des cours thématiques proposés en M2 le sont sous une forme intensive plutôt que semestrielle (39h concentrées sur 8 à 10 jours à l’intersemestre de janvier et au mois de mai).
Au long des 2 années du master, les étudiants sont évalués pour ce qui touche l’assimilation des connaissances théoriques et méthodologiques dispensées en cours selon des méthodes qui visent à s’assurer de l’intégration de ces contenus autant qu’à développer des compétences plus générales : exposés oraux visant à favoriser les capacités d’expression en public et le travail en équipe, rendus écrits individuels accordant une part importante à la posture réflexive, examens, etc. Une importance capitale est cependant accordée, dans le cadre de notre démarche de formation par la pratique de l’enquête, à leur évaluation « in situ » au long de l’élaboration des enquêtes qui constituent les 2 axes forts des travaux de recherche qui leur sont demandés sur les 2 années :
- Pour l’enquête collective de M1 qui se déroule durant 1 semestre (2 groupes divisés en sous-groupes de 3 ou 4 travaillant collectivement de manière hebdomadaire) : les étudiants sont encadrés individuellement et collectivement par deux enseignants qui s’assurent de leur avancée à toutes les étapes de l’enquête : mise en place d’un protocole d’enquête, supervision des observations empiriques, mise en commun des données, élaboration de l’analyse et des résultats, restitution écrite et orale, etc.
- Dans le cadre de leur recherche individuelle qui aboutit à la rédaction d’un mémoire d’étape en M1 et d’un mémoire d’étape en M2 : ils sont évalués et accompagnés par le biais de plusieurs cours d’accompagnement qui leur permettent de se confronter de manière collective aux questions de problématisation, de cadrage, d’écriture, etc., pour lesquels leur sont demandés des rendus écrits réguliers. Ils sont par ailleurs suivis de manière individuelle par un enseignant-chercheur qui les accompagne dans la conception-rédaction du mémoire et évalués, à échéance régulière (rendus intermédiaires standardisés à mi-parcours) qui leur permettent de valider progressivement certains ECTS.
Stages
Les étudiants sont invités à réaliser un stage de 1 semaine à 6 mois en M1, et/ou en M2. Facultatif en M1, ils peuvent le choisir à la place de certains enseignements à condition qu’il dure plus d’un mois et après validation par les responsables du master : à ces conditions, il est en option avec l’enquête collective. En M2, il est obligatoire dans le parcours MUTIAS et, sauf en cas de terrain lointain, dans le parcours MECAA.
Chaque stagiaire bénéficie d’un tuteur université parmi l’équipe pédagogique du master. Les étudiants sont fortement incités à réaliser leur mémoire d’étape et/ou leur mémoire de recherche en lien avec ce stage.
Les stages s’inscrivent prioritairement dans deux types de structures d’accueil. D’une part, certaines institutions ou organisations fermées nécessitent un statut officiel pour permettre l’accès au terrain d’enquête, comme Pôle emploi, un hôpital psychiatrique ou un lycée professionnel. Dans ces cas, le stage sert avant tout à légitimer la présence du stagiaire pour mener des observations et collecter des données. D’autre part, des structures spécialisées dans l’étude ou la médiation scientifique, telles que les administrations publiques (ex. : Ville de Saint-Denis), les associations (ex. : Génération numérique) ou les organismes d’expertise (ex. : France Stratégie), accueillent les étudiants afin de les former aux métiers de l’enquête et de l’analyse sociale.
Les missions confiées aux stagiaires varient selon le type de structure. Lorsque le stage vise l’accès au terrain, l’étudiant mène des entretiens, des observations et analyse les données pour son mémoire. Dans le cadre d’un stage de formation aux métiers de l’étude, il participe à des enquêtes, rédige des rapports et contribue à la production de connaissances. Dans tous les cas, le stage doit être compatible avec les cours et constituer un appui méthodologique et empirique pour la réalisation du mémoire de M1 ou M2.
Projet tutoré
Dans le cadre de leur formation, les étudiants de M2 sont en charge de l’organisation des Masteuriales, un événement académique marquant la fin de l’année universitaire. Ce projet tutoré, mené sous la supervision de l’enseignant responsable de l’EC Tremplin Avenirs Métiers de la recherche et en collaboration avec le SCUIO-IP, donne lieu à la validation de 2 ECTS. Il vise à développer des compétences de gestion de projet, d’animation scientifique et de mise en réseau avec des chercheurs et des professionnels.
Les Masteuriales se déroulent sur deux journées et comportent quatre temps forts : la présentation de l’enquête collective menée par les étudiants de M1, la discussion des mémoires des étudiants de M2, une rencontre avec des doctorants en sociologie et anthropologie, et enfin une table ronde réunissant des professionnels de secteurs variés en lien avec les sciences sociales. Cet événement permet ainsi de valoriser les travaux des étudiants, de nourrir leur réflexion sur l’après-Master et de clôturer l’année par un moment d’échange et de convivialité.
EC Tremplin Avenirs Métiers
L’EC Tremplin Avenirs « Métiers de l’étude et de la valorisation » est un enseignement de professionnalisation aux métiers liés aux sciences sociales et vise à préparer les étudiants à une diversité de débouchés. Il repose sur des interventions de professionnels issus d’institutions publiques, d’associations, de bureaux d’études et de médias, qui apportent un éclairage concret sur leur métier et leur condition d’emploi. Ces interventions permettent aux étudiants de mieux comprendre les dynamiques du secteur, les compétences requises et les enjeux spécifiques à chaque domaine, tout en facilitant la construction de leur projet professionnel.
Les domaines abordés couvrent plusieurs champs d’application des sciences sociales (qui peuvent varier d’une année sur l’autre en fonction de la disponibilité des intervenants) : l’analyse et l’évaluation des politiques publiques, la transition écologique, la recherche appliquée et l’expertise sur les conditions de travail, la santé et l’action sociale, le rôle des médias et de la vulgarisation scientifique, les métiers de l’action sociale et humanitaire, ainsi que l’accompagnement des publics vulnérables. À travers ces rencontres, les étudiants acquièrent une meilleure connaissance des trajectoires professionnelles possibles et des opportunités dans ces différents champs professionnels.
Adossement à la Recherche
Le master est lié à L’École Doctorale Sciences Sociales - ED 401 de l’université Paris 8, qui regroupe 3 unités mixtes de recherche (le Cresppa, le Lavue et le Ladyss) et 5 équipes de recherche. Les disciplines représentées sont les suivantes : sociologie, anthropologie, géographie, géopolitique, sciences de l’information et de la communication, droit, sciences économiques et sciences de gestion. Chaque année, une bourse doctorale est attribuée à l’un des deux candidats proposés par chaque laboratoire lié au master, le Cresppa et le Lavue.
Le master est adossé au CRESPPA et au LAVUE-Alter, les 2 UMR auxquelles appartiennent la majorité des encadrants et enseignants et au sein desquelles une dimension centrale est communément accordée à la réflexion méthodologique et à la démarche empirique, ce qui rejoint des objectifs pédagogiques forts du master.
Le CRESPPA (Centre de Recherches Sociologiques et Politiques de Paris - UMR 7217) est composé de trois équipes, le CSU (Cultures et sociétés urbaines), le GTM (Genre, travail et mobilités) et le LabToP (Laboratoire des théories du politique). Y est privilégiée une approche en termes de rapports sociaux et de processus de domination qui s’appuie sur des analyses sociologiques fondées sur le travail de terrain et la démarche comparative. Les axes de recherche principaux portent sur les :
- Rapports sociaux de sexe et de genre
- Rapports de classe, inégalités, mobilités sociales
- Sociologie, histoire, et théorie du politique
- Arts, savoirs et culture
- Postcolonialisme et rapports sociaux de race
Le LAVUE (Laboratoire Architecture, Ville, Urbanisme, Environnement - UMR 7218) comprend 5 équipes, dont l’équipe ALTER (Altérités et Territoires), basée à Paris 8. Résolument tournée vers l’international (Europe, Amérique Latine, Afrique, Proche- et Extrême-Orient) et abordant les questions de mondialisation à différentes échelles temporelles et géographiques, le LAVUE-Alter concentre ses recherches sur l’analyse des transformations des sociétés urbaines et rurales prises dans le contexte de la mondialisation contemporaine (métropolisation, urbanisation, politiques publiques et urbaines ; changements culturels, religieux, environnementaux ; mobilités territoriales et symboliques ; migrations ; transitions etc.). L’anthropologie et la sociologie constituent les disciplines fortes de l’équipe, qui dialogue, dans le cadre pluridisciplinaire du LAVUE, avec les études urbaines, la géographie, l’histoire, l’architecture. Les thématiques de recherche sont :
- La fabrication de l’urbain
- Les manières d’habiter les changements globaux
- Inégalités, (in)justice et résistances
- Savoirs comparés et méthodes partagés
Enseignements prévus en lien avec la Recherche
Au sein de la formation, plusieurs EC sont dédiés à la Recherche. En particulier, l’EC Tremplin Avenirs « Métiers de la recherche », qui consiste en la présentation de leurs travaux, par des chercheurs invités se trouvant à différents stades de leur carrière (confirmés, doctorants, etc.), ce qui permet aux étudiants de se familiariser avec les manières actuelles de faire de la recherche, avec les parcours de chercheurs et d’universitaires ainsi qu’avec le paysage contemporain de la recherche (institutions, modes de fonctionnement, etc.). Cet enseignement vise en outre à accompagner les étudiants concernés dans la préparation d’un éventuel futur doctorat en les informant sur les financements disponibles et les différentes carrières possibles dans le monde académique et dans la recherche privée.
L’EC « Accompagnement du projet d’enquête personnel » de M1 ainsi que l’EC « Problématisation et écritures » de M2 apportent des conseils théoriques et méthodologiques pour aider les étudiants à structurer leur enquête personnelle et la rédaction de leur mémoire. L’atelier de M1 vise principalement à accompagner les étudiants dans la réalisation du mémoire d’étape en les initiant aux normes du travail académique (recherche bibliographique, traitement des sources documentaires, organisation des données collectées etc.).
Enfin les enseignements thématiques permettent de confronter les étudiants aux dernières controverses dans le champ scientifique au sujet des principales thématiques couvertes par les deux parcours. En M1, il s’agit d’un enseignement en sociologie et d’un autre en anthropologie, respectivement « Classes sociales, mobilités et inégalités » et « Globalisation et mondialisation ».
L’INTERNATIONALISATION
La dimension internationale dans la formation
L’un des points forts et spécifique du master est d’être résolument tourné vers l’international. Le département de sociologie et d’anthropologie a largement développé sa politique de coopération internationale et la formation favorise la mobilité étudiante grâce à des accords et collaborations avec des universités européennes et hors UE. La possibilité offerte aux étudiants, en M1 et en M2, de réaliser des stages ou des semestres d’études à l’étranger rend concrète cette politique.
Mobilités offertes aux étudiants
Les étudiants se voient régulièrement proposer des dispositifs de mobilité tels que le programme ERASMUS, qui leur permet d’effectuer un semestre d’échange dans une université partenaire, ou le programme ERUA, grâce auquel ils peuvent suivre des cours intensifs, des enseignements semestriels, ou participer à des écoles d’été et d’hiver animées par des spécialistes internationaux dans les domaines abordés au sein de la formation. A cette offre s’ajoute l’ouverture de coopérations internationales avec les universités partenaires de plusieurs conventions partenariales de recherche (Université de Sao Paulo notamment).
Dans le cadre des Accords Erasmus :
- Allemagne : Humboldt Universität de Berlin
- Autriche : université de Vienne
- Espagne : univ. Complutense de Madrid, univ. Pablo de Olavide de Séville
- Grèce : university of the Aegean de Mytilène
- Hongrie : université Eötvös Loránd de Budapest
- Finlande : université de Joensuu
- Islande : University of Iceland, Reykjavik
- Italie : Université de Bologne, université de Naples Federico II, université de Pérouse, université de Milan Bicocca
- Pologne : Université de Varsovie
- Portugal : Institut Universitaire de Lisbonne (ISCTE), univ. de Porto (FLUP)
- Suisse : université de Basel
- Turquie : université Galatasaray, Istanbul
Dans le cadre de nos accords bilatéraux et des autres programmes internationaux :
- Brésil : université de Sao Paulo, université de Rio de Janeiro
- Mozambique : accord avec l’Aframo-CHS, Maputo
- Soudan : université de Khartoum (programme ADESFA)
- États-Unis : programme MICEFA
- Québec : programme BCI (ex CREPUQ).
Les étudiants peuvent aussi candidater auprès d’universités ayant une convention avec notre Université au travers d’autres départements de Paris 8.
Les mobilités sont laissées au choix des étudiants, facultatives mais largement encouragées. Ils peuvent choisir de partir pour 1 semestre d’étude (30 ECTS) ou 2 semestres (60 ECTS), ce qui leur permet de se familiariser avec de nouveaux outils théoriques, selon les traditions académiques, du pays concerné et de diversifier ainsi leur formation en sociologie et en anthropologie. Le dispositif s’inscrit également dans notre démarche de formation par la pratique : le projet de mobilité et le choix de l’université d’accueil se fait généralement en lien à la construction d’un sujet de mémoire et le séjour à l’étranger devient l’occasion pour l’étudiant de mener sur place une enquête de terrain en immersion, sous le tutorat d’un encadrant au sein du Département à l’université Paris 8, en partenariat éventuel avec un collègue de l’université d’accueil. L’encadrement individuel et le suivi global de la recherche demeure néanmoins assuré par un enseignant-chercheur du département (RDV en visio, échanges mails, etc.) et le mémoire final est soutenu à Paris 8 au retour de l’étudiant, selon les critères et modalités usuelles en vigueur.
LES PARTENARIATS
Universités et écoles
Le master Sciences Sociales a passé plusieurs accords pédagogiques avec d’autres masters de l’université Paris 8 avec lesquels nous mutualisons des enseignements : nos étudiants peuvent choisir des EC libres dans une liste de cours que ces formations leurs proposent tandis que les étudiants de ces formations s’inscrivent dans certains EC thématiques dispensés en sociologie ou en anthropologie au sein de notre master. Ces partenariats pédagogiques concernent : le master de Science Politique, le master Mondes Méditerranéens en Mouvement, le Master Études de Genre et le Master d’Ethnomusicologie.
Un partenariat pédagogique de longue date avec le Département de la Recherche et de l’Enseignement du Musée du Quai Branly-MQB permet par ailleurs de dispenser 1 à 2 EC thématiques d’anthropologie au musée, et ce faisant, d’ouvrir ces cours à un public plus vaste (autres formations et universités bénéficiant de ce partenariat avec le MQB).
Partenaires socio-économiques
Le principal partenaire historique est le Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis avec lequel nous concevons le thème de l’enquête collective en M1. L’équipe pédagogique est en lien avec d’autres collectivités locales comme la ville de Saint Denis ainsi que de nombreuses associations locales dont certaines interviennent dans le cadre de l’enseignement « Politique de la nature », dont :
- Réseau National des Maisons des Associations (RNMA)
- Ethnoart, association de médiation scientifique, notamment en milieu scolaire, formation
- Lez’arts dans les Murs, association de la Fédération des Murs à Pêches
- Musée de l’Histoire Vivante, au sein du Parc Montreau, Montreuil
- Récolte Urbaine, association qui gère une friche dans le quartier de la Boissière, Montreuil
- Clinamen, association pour l’élevage urbain, Parc de la Courneuve
- Le Parti Poétique, association à Saint Denis
Le master peut déboucher sur :
- les métiers de la recherche académique (poursuite en doctorat, emplois d’ingénieur d’études/de recherche, gestionnaire de projet, documentaliste, etc.)
- les métiers de l’étude, du conseil et de la médiation scientifique ou de sciences citoyennes (chargé d’études, chargé de mission, conseil en organisation)
- les métiers de l’enseignement et de la formation
- les métiers de l’aide sociale ou de l’insertion (du fait des thématiques abordées au long de la formation)
- les métiers de l’administration publique (sur concours après le master)
Responsables de la mention et du parcours
Catherine COMET, Emma GOBIN
Capacité d’accueil
M1 : 35
UFR de rattachement
UFR Textes et Sociétés
Secrétariat
Bât. B, salle 348
01 49 40 68 18
corinne.charron@univ-paris8.fr
Code RNCP : RNCP39059