Master Trajectoires et alternatives en environnement (TERRA)
Domaine : Sciences humaines et sociales
Mention : Géographie - Aménagement - Environnement - Développement
Parcours : Trajectoires et alternatives en environnement (TERRA)
Spécialisations possibles en M2 : Trajectoires des milieux et enjeux socio-environnementaux
Citoyennetés environnementales et alternatives écologiques
- Formation initiale
- Formation continue
- Alternance
- Enseignement à distance
- Objectifs
- Compétences
- Critères d’admission
- Programme
- Modalités de contrôle des connaissances
- Professionnalisation
- Recherche
- Partenariats et échanges internationaux
- Et après ?
Accéder à la présentation du master TERRA sur le site du département Géographie
Le Master de Géographie, aménagement, environnement et développement (GAED) offre une formation rigoureuse et multidisciplinaire visant à doter les étudiants des compétences nécessaires pour comprendre, analyser et agir sur les enjeux géographiques contemporains. Structurée en deux parcours distincts, TERRA (ex-Varap) et G2M, cette formation vise à répondre aux besoins spécifiques des étudiants tout en assurant une approche cohérente de la discipline géographique.
Le Master vise à former des professionnels compétents et polyvalents capables de s’adapter aux défis actuels et futurs de la géographie et des domaines connexes. À la fin de leur formation, les étudiants seront en mesure de mener des analyses géographiques approfondies, de communiquer efficacement leurs résultats et de proposer des solutions innovantes aux problématiques environnementales et territoriales, grâce aux différentes compétences théoriques et méthodologiques développées dans la formation : géomatique, traitement de données et valorisation cartographique, diagnostic territorial et des vulnérabilités, mesures et diagnostics de terrain, acquisition et traitement de données primaires de terrain et de laboratoire en environnement, enjeux et trajectoires associés aux milieux et aléas naturels et les risques associés plus spécifiquement pour le parcours TERRA ; géomatique, gestion et traitement de bases de données, programmation et développement web pour le parcours G2M tout spécialement.
Cette formation a pour objectif de détailler des pistes de réponses aux défis contemporains posés par les changements locaux, régionaux et globaux, incluant le changement climatique, les impacts anthropiques et les nouveaux modes de vie, et en ce qui concerne la préservation et l’utilisation durable des ressources naturelles et du patrimoine, ainsi que la gestion des milieux et des risques dit naturels.
Les deux parcours du Master correspondent à des enjeux sociétaux et des besoins économiques complémentaires.
Le parcours TERRA est un prolongement du parcours Varap. Il part du postulat qu’à l’heure de l’Anthropocène, le monde dans lequel les étudiants évoluent et évolueront sera marqué par l’ampleur des impacts anthropiques sur les milieux biophysiques, les ressources et le climat. Les sociétés devront interagir avec les effets de l’anthropisation et du changement climatique, en particulier sur les milieux et les ressources de leurs territoires, ainsi que sur différents secteurs de leurs activités. Les choix des sociétés en matière de transitions écologiques nécessiteront tout autant la conception d’alternatives écologiques que la maîtrise des trajectoires environnementales et socio-environnementales passées (de l’Holocène), actuelles (de l’Anthropocène) et futures (à l’horizon 2100).
Dans ce contexte, les entreprises, les collectivités territoriales, les agences et les établissements publics ont et auront besoin de personnes maîtrisant les approches environnementales relatives aux milieux naturels et anthropisés, aux risques et aux ressources, tant dans leurs dimensions physiques et biologiques que dans leurs dimensions humaines et sociales. Discipline carrefour, la Géographie permet de répondre à ce besoin d’approche systémique de l’environnement, émanant autant des gestionnaires et des décideurs, que du monde de la recherche.
Devant ce constat, le parcours TERRA veut offrir une formation holistique en environnement. Elle permet aux étudiants d’analyser les dynamiques des socio-écosystèmes, grâce au dépassement des verrous conceptuels et technologiques souvent observés dans le monde académique, au regard du poids des héritages de ce dernier en matière de dualisme Nature-Culture. C’est pour cela que le parcours TERRA comprend un tronc commun en M1 et en M2 et deux spécialisations en M2, comprenant des enseignements théoriques et pratiques à l’université (en salle et au laboratoire d’analyse) et sur le terrain. Une première spécialisation porte sur les trajectoires des milieux et leurs enjeux socio-environnementaux et une seconde, sur la construction des citoyennetés environnementales et d’alternatives œuvrant à une territorialisation des ressources écologiques.
L’objectif du parcours TERRA est de former de futurs chercheurs et praticiens de l’environnement. La formation des troncs communs du Master 1 et du Master 2 et la formation des deux spécialisations du Master 2 (Spécialisation "Trajectoires des milieux et enjeux socio-environnementaux" et spécialisation "Citoyennetés environnementales et alternatives écologiques") permettront les acquisitions, les maîtrises, les développements de compétences, les réalisations et les renforcements suivants :
- Acquérir une connaissance approfondie des processus physiques et biologiques gouvernant la dynamique des milieux, des temps de réponse des milieux et de la résilience des socio- écosystèmes, aux impacts anthropiques et aux forçages climatiques
- Maîtriser les concepts, les outils et les méthodes des travaux de recherches et de gestion, portant sur les trajectoires passées (de l’Holocène), présentes (de l’Anthropocène) et futures (à l’horizon 2100), des milieux naturels et anthropisées et des systèmes socio-écologiques.
- Acquérir une connaissance approfondie des enjeux, des acteurs et des contraintes de la recherche et de la gestion des milieux naturels et anthropisés, des ressources (hydriques, édaphiques, biologiques), des aléas et risques “naturels”, des patrimoines naturels (abiotiques et biotiques) et culturels (archéologiques)
- Développer les compétences permettant :
- de dresser un diagnostic territorial autour des enjeux de transition socio-écologique, savoir réaliser un état des lieux fonctionnel des problématiques environnementales ;
- d’identifier et d’analyser les acteurs, les composantes et les dynamiques d’un système territorial
- d’animer des collectifs pluriels dans une démarche de concertation de projets en matière d’environnement et de développement local(principe de la médiation territoriale) ;
- de monter des projets de transition écologique en liaison avec des appels à projets d’institutions publiques ou privées mais aussi avec des collectifs locaux ainsi que des organisations professionnelles ;
- d’assurer des missions à d’assistance à maîtrise d’ouvrage et de maîtrise d’oeuvre sur des travaux en lien avec l’expertise environnementale et les questions de transition socio-écologique
- de proposer et concevoir des alternatives écologiques de développement et de prévention des risques.
- Maîtriser les méthodes et les outils d’observation et de mesure sur le terrain et au laboratoire, pour la caractérisation de la dynamique des milieux naturels et anthropisés, actuels et passés (pédologie, sédimentologie, géochimie, écologie / paléo-écologie, hydrologie, climatologie, géoarchéologie, télédétection, SIG, statistique, topographie, géochronologie…)
- Réaliser un projet individuel ou collectif de recherche et réaliser un projet individuel ou collectif de gestion de l’environnement ou du patrimoine (contribution aux restaurations écologiques et hydrologiques, aux solutions fondées sur la nature, aux opérations archéologiques préventives et programmées…)
- Renforcer des capacités d’analyse, d’interprétation, de synthèse, de travaux individuels et collectifs, de réflexion critique et d’expressions écrite et orale
- Savoir présenter et partager des connaissances et des résultats, à l’oral à l’écrit, en adaptant sa communication au contexte et aux publics
- Maîtriser une langue vivante étrangère.
En formation initiale
Prérequis nécessaires pour intégrer la formation :
L’accès en M1 est autorisé après l’obtention d’une licence (soit 180 ECTS) dans un champ compatible avec celui du diplôme de Master ou dans le même domaine. Le Master de géographie dans ses deux parcours G2M et TERRA s’adresse aux étudiants ayant une formation initiale en géographie, mais également à d’autres champs des sciences sociales (sociologie, sciences politiques, histoire, archéologie…) et de l’environnement (sciences géologiques, biologiques, écologiques, agronomiques…). Le recrutement en Master 1, ces dernières années, montre une grande diversité géographique de provenances, aussi bien chez les étudiants franciliens que chez ceux provenant d’autres régions et de l’étranger. Cette diversité fournit une grande richesse à notre formation mais peut aussi entraîner une grande hétérogénéité de compétences du public en termes de formations initiales.
Ces pré-requis seront particulièrement regardés de près pour tous les étudiants afin de prévoir une remise à niveau (enseignements prévus à cet effet en tout début d’année).
Pour le parcours TERRA, il faut manifester de l’intérêt pour les approches géographiques et celles des sciences voisines (SHS, SVT…), démontrer un intérêt pour les processus liés aux vulnérabilités, aux risques naturels et les questions d’alternatives écologiques ainsi que de trajectoires des milieux au regard des enjeux socio-environnementaux. Il faut avoir des dispositions pour les approches critiques en sciences fondamentales et appliquées, être capable d’effectuer des va-et-vient entre la construction et l’acquisition des savoirs théoriques, l’enquête/la pratique de terrain, l’analyse spatiale, la cartographie, l’analyse et le traitement de données quantitatives et qualitatives, sur le terrain et en laboratoire. Être en adéquation avec le projet scientifique et pédagogique, savoir penser de façon complexe et argumentée, en développant un recul critique. Il faut également disposer d’aptitudes à la compréhension, l’analyse, la problématisation et la synthèse. Enfin, il faut savoir rédiger (dissertations, mémoires, résumés d’articles scientifiques, etc.), communiquer par oral dans un style clair et précis en français, connaître les bases de la cartographie et des statistiques uni/bivariées et être capable de travailler en groupe.
Parcours permettant de candidater et d’intégrer la formation :
- Licence Géographie
- Licences en SHS (Économie territoriale, Sociologie, Science politique, Histoire, Archéologie ; avec si possible une mineure Géographie en licence)
- Licence en sciences de la Terre, en sciences de la Vie (biologie, écologie ou agronomie)
- Licences professionnelles (Environnement, Paysage, Tourisme, Développement social, Développement local)
- Licences professionnelles - Cartographie, topographie et systèmes d’information géographique
- Licences professionnelles - Métiers de l’environnement (eau, sol, agronomie, protection & gestion…)
- Licence professionnelle - Métiers des risques et impacts environnementaux
- Licence Professionnelle - Métiers Développement et protection du patrimoine culturel, spécialité Métiers de l’archéologie
- Licences professionnelles - Métiers de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme
- Licences professionnelles - Métiers du décisionnel et de la statistique
- Licences professionnelles - Métiers de l’informatique : systèmes d’information et gestion de données
- Éventuellement, une admission directe en M2 est possible aux étudiants sur appréciation du M1 obtenu et sur le dossier du candidat
En formation continue
L’accès en master 1 et en master 2 est possible en formation continue :
- par validation des études, expériences professionnelles ou acquis personnels (décret 2013-756 du 19 août 2013) : accès sans avoir le diplôme requis, compte tenu des études, des acquis personnels et des expériences professionnelles.
- par validation des études supérieures accomplies, notamment à l’étranger.
Les attendus sont les mêmes que pour la formation initiale.
Le socle commun fournit un apprentissage commun à tous les étudiants de la mention centré sur la réflexion, les pratiques et les outils de l’activité du géographe, en particulier ceux relevant des outils informatiques, statistiques, cartographiques et géomatiques. C’est l’un des points forts de la mention du Master de géographie de Paris 8.
La formation propose, autour de ce noyau, des enseignements plus spécifiques permettant aux étudiants d’effectuer (ou de confirmer) leur choix parmi les 2 parcours. Les parcours sont conçus pour favoriser les cours mutualisés ou dupliqués, théoriques comme pratiques, ainsi que des étapes-passerelles sous forme de stages.
Le parcours TERRA (ex-Varap), est à cheval entre le professionnalisant et la recherche. C’est un parcours davantage porté sur des approches/pratiques thématiques/disciplinaires, qui aborde des questions d’environnement sous le prisme des “Citoyennetés environnementales et alternatives écologiques” et des “Trajectoires des milieux et enjeux socio-environnementaux”.
Volumes horaires
435 heures en M1 et 366 heures en M2
Modalités d’enseignement
Le calendrier des enseignements est basé sur la formation initiale en M1 et sur l’alternance et la formation initiale en M2. En M1, les enseignements se concentrent sur les lundi, mardi et mercredi tout au long de l’année. En M2, les enseignements sont répartis sur les mercredi, jeudi et vendredi. Les lundi et mardi sont réservés aux entreprises pour les étudiants en alternance. Le premier semestre du M1 est réservé aux enseignements fondamentaux et aux enseignements spécialisés de la formation, le second semestre du M1 est plus axé sur les ateliers de recherche collective, la préparation du mémoire et le stage de terrain à l’étranger. Des stages de formation intensive sont prévus (sur 5 jours) en acquisition de compétences techniques (SIG, statistiques) sur les deux semestres. Le premier semestre du M2 est consacré aux enseignements et aux ateliers, le second semestre est totalement consacré au stage obligatoire (ou à l’alternance) du S4.
Parcours TERRA
- contrôle continu pour la majorité des cours (semestres 1, 2 et 3)
- soutenance d’un mémoire d’étude de cas (semestre 2)
- soutenance d’un mémoire de recherche (semestre 2)
- réalisation d’un atelier de professionnalisation (semestre 2)
- réalisation d’un atelier de professionnalisation (semestre 3)
- réalisation d’un projet tutoré en SIG (semestre 3)
- soutenance d’un mémoire de stage ou d’un mémoire de recherche en seconde année (semestre 4)
Stages
Parcours TERRA
L’ensemble du S4 du parcours TERRA est dédié à un stage en entreprise/collectivité/organisme de recherche. Alternativement, les étudiants peuvent opter pour la rédaction d’un mémoire de recherche. Dans les deux cas, la rédaction d’un mémoire et sa soutenance est attendue. Chaque stagiaire est encadré par un tuteur en entreprise et à l’université (uniquement à l’université en ce qui concerne le mémoire de recherche).
Les structures d’accueil sont généralement des entreprises privées, des collectivités, des associations, etc. Les missions sont généralement centrées sur les diagnostics territoriaux, la médiation en environnement ou bien la participation à des projets de recherche/recherche-action (comme l’analyse de projets participatifs de renaturation et végétalisation urbaine, par exemple).
Exemples de Structures d’accueil et types de missions
- Institutions publiques de gestion de l’eau : Stages et diagnostics territoriaux sur la gestion de l’eau, solutions fondées sur la nature
- Services déconcentrés de l’État : Interventions sur risques, aménagement durable, transition écologique
- Établissements publics territoriaux de bassin : Projets appliqués sur hydrologie et gestion des crues, terrain et ingénierie territoriale
- Associations ESS : Projets pédagogiques liés à l’innovation sociale et aux transitions écologiques
Alternance (apprentissage et contrats de professionnalisation)
Parcours TERRA (alternance ouverte en M2) :
L’ouverture à l’alternance est plus récente, ayant débuté avec le parcours VARAP en 2020. Ce parcours TERRA est le prolongement du parcours VARAP et ouvre également des perspectives d’alternance, permettant aux étudiants de combiner formation académique et expérience professionnelle. Grâce aux partenariats établis avec des institutions publiques (Agences de l’Eau, DREAL, EPTB), des collectivités territoriales (Plaine Commune, Paris Terres d’Envol), des associations (Pas si loin, Boomforest !, La Traverse) et des entreprises privées (bureaux d’études, sociétés d’archéologie préventive), les étudiants peuvent réaliser leur alternance dans des structures directement impliquées dans la gestion des milieux, la transition écologique, la valorisation patrimoniale ou l’innovation territoriale. Cette formule favorise à la fois l’insertion professionnelle et l’application concrète des compétences acquises durant la formation.
Projet tutoré
En M1, plusieurs formules pédagogiques sont professionnalisantes et relèvent des projets tutorés pour un total de 36h dans le parcours TERRA et de 69h dans le parcours G2M. Ne sont pas compris dans ce total horaire les stages d’intégration en M1 et M2 qui ont aussi une finalité de projet tutoré et de mise en contact avec des socioprofessionnels dans les domaines thématiques concernés par ces formations.
Ces stages sont évalués par la remise d’un dossier par les étudiants qui travaillent en groupes se répartissant la charge de travail de l’ensemble du projet :
Parcours TERRA
M1 : UE 6 EC2_Ateliers-projet de recherche collective 36 h présentiel
EC Tremplin Avenirs Métiers
Parcours TERRA : cet EC est présent en M1 UE 4 Plateau méthodes et outils (1) EC1_Tremplin avenir et Méthodologie de la recherche – mémoire. Cet EC sera également assuré en M2 « UE 1 Projet personnel » de 48h. Il consiste d’un EC au choix : EC2a_Tremplin Avenir : Atelier d’accompagnement au stage professionnel ou EC2b_Tremplin Avenir : Atelier d’accompagnement au mémoire de recherche- recherche/action. Les enseignements seront assurés par des titulaires. Les enseignements visent à donner les bases pour la rédaction d’un compte-rendu de recherche (mémoire et article scientifique). La formation consiste également en la rédaction d’un CV et les méthodes à déployer pour la recherche d’un emploi (apprendre à savoir se vendre, préparer et simuler un entretien d’embauche, etc.). Enfin, l’enseignement vise à la préparation au concours d’allocation doctorale (notamment la préparation d’un projet de thèse réalisable en 3-4 ans).
Adossement à la Recherche
ED Sciences sociales de Paris 8 (ED 401). Les axes de travail de cette ED s’entrecroisent sur ce qui aujourd’hui interpelle les disciplines : la géopolitique convoque l’urbain, l’éducation le temps de la vie, le droit interroge la santé, les médias le territoire, la sociologie urbaine le biologique ou l’international.
L’école doctorale en sciences sociales regroupe un périmètre de disciplines allant du droit à la sociologie, en passant par la géographie. L’ED est composée de 8 unités de recherche (dont le Ladyss) et 89 enseignants-chercheurs et chercheurs encadrent des doctorants (en 2022). La direction actuelle est assurée par Sophie JEHEL, (PU) et la directrice adjointe est Isabelle SAINT-MEZARD (PU).
Laboratoire Ladyss, UMR 7533 – Laboratoire dynamiques sociales et recomposition des espaces. Le Laboratoire Dynamiques Sociales et Recomposition des espaces (LADYSS) est une UMR pluridisciplinaire distribuée sur 4 sites universitaires (Paris 1, Paris 7, Paris 8, Paris 10). Rattaché à deux Instituts du CNRS (INSHS et INEE), le Ladyss dépend de deux sections du CNRS (39 et 36) et de trois sections du CNU (19, 23, 24). Il est issu de la fusion, en 1997, de 2 laboratoires représentant chacun une discipline : la sociologie (le GRMSE, H. Mendras et M. Jollivet), et la géographie (Strates, M. Rochefort et N. Mathieu). Les appartenances actuelles de ses membres recouvrent de nombreuses disciplines des SHS.
Les ambitions du LADYSS à l’origine tournent autour de L’analyse croisée des dynamiques sociales et de la recomposition des espaces, thème central de ce laboratoire de recherche. Ces ambitions s’inscrivaient alors dans le prolongement d’un héritage ; celui des collectifs de chercheurs qui avaient été à son origine (GRMSE et Strates), celui d’une ambition partagée d’une mise en relation des dynamiques territoriales et des modifications sociales. L’idée qui réunissait ainsi les chercheurs de différentes disciplines – la géographie, la biogéographie, la sociologie, l’anthropologie, était l’analyse des processus de territorialisation de l’action individuelle et collective, déclinée en l’étude d’un système- monde, celle d’un quotidien fait de problèmes locaux, au travers d’objets particulièrement représentatifs des mutations des sociétés contemporaines, en particulier l’environnement.
Les recherches actuellement menées par le LADYSS visent à rendre compte des processus d’ancrage spatial des individus et des groupes sociaux, des démarches de construction de l’action (collective, mais aussi publique), à différentes échelles (locale, régionale et internationale), dans des contextes très variés, depuis des espaces ruraux faiblement peuplés jusqu’aux cœurs métropolitains et aux espaces périurbains. L’étude des changements sociaux, politiques et économiques qui portent ces processus est aussi déclinée en travaux empruntant une démarche plus globale dont l’objet est de caractériser les changements environnementaux et les formes différenciées de capitalismes.
La direction du Ladyss est assurée par Anne-Peggy HELLEQUIN (université Paris Nanterre), la direction adjointe par Pascal GROUIEZ (Université Paris Cité). La responsable de site pour notre université est Nathalie LEMARCHAND (PU en géographie).
Enseignements prévus en lien avec la Recherche
Parcours TERRA
M1 : UE 4 Plateau méthodes et outils (1) EC1_Tremplin avenir et Méthodologie de la recherche – mémoire ; EC2_Constrution du mini mémoire
UE 5 Plateau méthodes et outils (2) EC1_Méthodologie de la recherche en Géographie humaine et sociale ; EC2_Méthodologie de la recherche en Géographie physique et environnementale
UE 6 Mise en situation EC1_Mémoire ; EC2_Ateliers-projet de recherche collective
M2 : EC1_Production personnelle : mémoire de recherche ou mémoire de stage ;
UE 1 EC2a_Tremplin Avenir : Atelier d’accompagnement au stage professionnel ; EC2b_Tremplin Avenir : Atelier d’accompagnement au mémoire de recherche - recherche/action
L’internationalisation
La dimension internationale dans la formation
La dimension internationale concerne avant tout le parcours TERRA. Le parcours TERRA s’appuie déjà sur des partenariats institutionnels solides qui favorisent sa dimension internationale et son ouverture pédagogique. Dans le cadre du réseau ERUA (European Reform University Alliance), auquel l’université Paris 8 est pleinement associée, les étudiants bénéficient d’opportunités de mobilité et d’échanges académiques à l’échelle européenne, en complément des dispositifs classiques d’Erasmus+. Ces coopérations renforcent la place de la géographie et des sciences de l’environnement au sein d’une dynamique européenne de réforme universitaire, et elles préparent le terrain pour l’intégration d’autres partenaires académiques hors Europe. Par ailleurs, le parcours s’inscrit dans une logique d’ouverture vers des dispositifs structurants tels qu’Erasmus Mundus, afin de favoriser la constitution à moyen terme d’un master conjoint ou d’un double diplôme international, porté notamment par les liens développés avec des établissements d’Afrique et du Maghreb.
Dans cette perspective, les partenariats avec le Département de Géographie de l’Université de Tunis (déjà formalisé par une convention) et avec l’ENS d’Abidjan (en cours de formalisation) occupent une place stratégique. Ils visent à articuler la maquette LMD5 autour de coopérations concrètes : échanges d’enseignants, organisation de stages et séjours de recherche pour les étudiants, notamment dans le cadre du semestre 4. À travers ces collaborations, les étudiants de Tunis et d’Abidjan pourront également accéder aux ressources et opportunités offertes par ERUA et Erasmus Mundus, tandis que les étudiants de Paris 8 bénéficieront d’une ouverture vers des terrains d’étude méditerranéens et tropicaux, enrichissant ainsi leur formation. Ces dispositifs garantissent une montée en puissance progressive du parcours TERRA vers une véritable plateforme internationale de formation et de recherche en environnement et transitions écologiques.
Mobilités offertes aux étudiants
Les mobilités étudiantes constituent un axe central de la coopération entre le parcours TERRA de l’Université Paris 8, l’Université de Tunis et l’ENS d’Abidjan. Grâce à la convention déjà en place avec
le Département de Géographie de l’Université de Tunis (Erasmus+), et au projet de convention en cours avec l’ENS d’Abidjan, les étudiants pourront, à l’avenir, effectuer une partie de leur cursus à l’étranger. En particulier, le stage du semestre 4 (d’une durée de quatre à six mois) pourra être réalisé sur les terrains méditerranéens ou tropicaux, en lien avec des équipes de recherche locales, des institutions partenaires (collectivités, agences, ONG) ou des projets de coopération internationale. Ces stages offriront aux étudiants l’opportunité d’acquérir une expérience de terrain significative, d’approfondir leurs compétences méthodologiques (diagnostic territorial, analyse des dynamiques socio-écologiques, médiation environnementale), et de confronter leurs savoirs académiques à des contextes professionnels variés.
Du côté des mobilités enseignantes, le dispositif permettra la circulation régulière d’enseignants- chercheurs entre les trois institutions partenaires. Ces mobilités se traduiront par l’animation de séminaires conjoints, l’intégration de cours spécialisés dans les modules du Master TERRA, ainsi que par la participation à l’encadrement des mémoires de Master et de projets doctoraux. Elles contribueront à renforcer l’ouverture internationale des enseignements et à diversifier les approches théoriques et méthodologiques proposées aux étudiants. À terme, la mutualisation des expertises entre Paris 8, Tunis et Abidjan permettra la création de modules co-construits et hybrides (présentiel/distanciel), favorisant la formation de promotions véritablement internationales.
Enfin, les mobilités croisées d’étudiants et d’enseignants favoriseront l’émergence d’une communauté scientifique tripartite tournée vers l’analyse des trajectoires environnementales et la conception d’alternatives écologiques. Elles permettront la réalisation de projets de terrain partagés (comparaison des dynamiques méditerranéennes et tropicales, suivi des risques naturels, étude des transitions écologiques locales), tout en facilitant la participation conjointe à des appels à projets internationaux. Ces mobilités, en associant formation académique, recherche appliquée et partenariats territoriaux, contribueront à l’insertion professionnelle des étudiants, tout en renforçant les liens institutionnels et scientifiques entre les trois établissements partenaires.
Les partenariats
Universités et écoles
Le parcours TERRA souhaite développer des coopérations pédagogiques et scientifiques avec :
- L’Université de Tunis, forte de son expertise sur les milieux méditerranéens, arides et semi- arides, et leurs dynamiques environnementales et sociales ;
- L’École Normale Supérieure d’Abidjan, reconnue pour ses travaux sur les milieux tropicaux, les systèmes agricoles et forestiers, ainsi que sur les formes émergentes de citoyennetés environnementales en Afrique de l’Ouest.
Ces partenariats visent à :
- Mettre en place des mobilités étudiantes et enseignantes, incluant séjours, stages de terrain et séminaires conjoints ;
- Co-construire des modules de formation partagés, en présentiel et en distanciel, portant notamment sur la gestion des ressources, les risques environnementaux et les médiations territoriales ;
- Développer des ateliers de recherche internationaux impliquant les étudiants autour des trajectoires environnementales (Holocène, Anthropocène, horizon 2100), des risques naturels et des alternatives écologiques ;
- Favoriser le co-encadrement de mémoires et de projets doctoraux, ainsi que le dépôt commun de projets auprès de bailleurs internationaux (Erasmus+, Horizon Europe, AUF, IRD, AFD).
Ce partenariat tripartite contribuera à :
- Enrichir la formation des étudiants par la confrontation à des contextes socio-écologiques contrastés (méditerranéens, tropicaux, urbains européens) ;
- Créer un réseau international Sud-Nord sur les transitions écologiques et les citoyennetés environnementales ;
- Valoriser les expertises respectives de l’Université Paris 8, de l’Université de Tunis et de l’ENS d’Abidjan dans la recherche et la formation de haut niveau.
Par cette coopération, les trois établissements entendent participer activement à la formation d’une nouvelle génération de spécialistes capables d’élaborer des diagnostics territoriaux, de concevoir des alternatives écologiques et de contribuer à la gouvernance environnementale à l’échelle locale et internationale.
Partenaires socio-économiques
Agences de l’Eau (Seine–Normandie, Loire–Bretagne...)
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Type : Institutions publiques de gestion de l’eau
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Apports : Stages et diagnostics territoriaux sur la gestion de l’eau, solutions fondées sur la nature.
DREAL (Île-de-France, Centre)
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Type : Services déconcentrés de l’État
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Apports : Accueil en stage, interventions sur les risques, aménagement durable, transition écologique.
EPTB (EP Seine Grands Lacs, EP Loire...)
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Type : Établissements publics territoriaux de bassin
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Apports : Projets appliqués sur l’hydrologie et la gestion des crues, terrain et ingénierie territoriale.
INRAP
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Type : Recherche archéologique préventive
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Apports : Stages et projets en géoarchéologie, paléo-environnement et patrimoine.
DRAC – SRA (Île-de-France, Centre)
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Type : Patrimoine et archéologie régionale
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Apports : Participation à des opérations archéologiques programmées ou préventives.
Service archéologique de la Seine-Saint-Denis
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Type : Service départemental
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Apports : Stages et projets conjoints de recherche et médiation patrimoniale.
Entreprises d’archéologie préventive (Géoarchéon, Paléotime, Eveha...)
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Type : Entreprises spécialisées
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Apports : Stages opérationnels, chantiers de terrain, insertion professionnelle.
PT Plaine Commune
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Type : Territoire public local
-
Apports : Projets territoriaux de transition écologique, stages sur la résilience urbaine.
EPT Paris Terres d’Envol
-
Type : Territoire public local
-
Apports : Diagnostics territoriaux, projets sur les risques et la gestion environnementale.
Association Pas si loin (Pantin, ESS)
-
Type : Association ESS (Économie Sociale et Solidaire)
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Apports : Projets pédagogiques liés à l’innovation sociale et aux transitions écologiques.
Plaine Énergie Citoyenne (Plaine Commune)
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Type de collaboration : Coopérative d’énergie locale.
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Apports pédagogiques / stages : Stages et participation à des projets citoyens de production d’énergie renouvelable.
Ivanoe (Bureau d’études)
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Type de collaboration : Bureau d’études privé.
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Apports pédagogiques / stages : Stages en ingénierie environnementale, études d’impact, aménagement durable.
Association Boomforest !
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Type de collaboration : Association environnementale.
-
Apports pédagogiques / stages : Projets participatifs de renaturation et végétalisation urbaine.
La Traverse
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Type de collaboration : Association territoriale.
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Apports pédagogiques / stages : Accompagnement de projets collaboratifs de transition et résilience territoriale.
Le parcours TERRA forme à un grand nombre d’emplois :
- Agent de développement local
- Agent de développement rural
- Animateur de charte de territoire
- Animateur de développement local
- Animateur de développement territorial
- Chargé de mission développement durable
- Conseiller en développement local
- Responsable de développement territorial
- Chargé de projet en aménagement du territoire
- Chargé d’études environnement
- Chargé d’études du patrimoine naturel
- Chargé d’études en biodiversité
- Responsable développement durable
- Hydrographe
- Ingénieur d’études en recherche fondamentale
- Ingénieur d’études en recherche scientifique
- Ingénieur de recherche scientifique
Ces métiers visent donc les :
- Collectivités territoriales, organisations et organismes publics : action territoriale, gestion des milieux, des ressources et des risques, politiques publiques, gestion du patrimoine naturel, gestion du patrimoine archéologique ;
- Bureaux d’études et cabinets conseil spécialisés en matière de construction de diagnostic territorial, d’accompagnement à la démarche de projet et de mobilisation des ressources collectives, de médiation et de concertation environnementale, de gestion des milieux, des ressources et des risques ;
- Institut National de Recherches Archéologiques Préventives (INRAP) et entreprises privées d’archéologies préventive et programmée.
- ONG impliquées dans des projets de développement local, dans les pays du Nord comme du Sud ;
- Chargé de mission en matière d’environnement, de gestion des milieu naturels et anthropisés, des ressources et des risques dits “naturels” ;
- Chargé de mission en matière d’archéologie préventive (géoarchéologie) ;
- Chargé de mission en matière d’éducation à l’environnement et au développement durable
- Chargé de mission dans le domaine de l’écologie entrepreneuriale (écosystèmes productifs en lien avec la transition) ;
- Responsable du service environnement ou développement durable, responsable du système de qualité environnementale ;
- Responsable de structures associatives ou assimilées spécialisées dans l’environnement, la transition écologique, les risques et les patrimoines naturels et archéologiques.
Poursuite d’études en doctorat.
Responsable de la mention
Hugo PILKINGTON
Responsables du parcours
Hugo PILKINGTON (M1), Cyril CASTANET (M2)
Capacité d’accueil
En M1 : 20
En M2 :30
UFR de rattachement
UFR ériTES (études, recherche et ingénierie en Territoires – Environnements – Sociétés)
Secrétariat
Bât D, salle 127
Tél. 01 49 40 72 70
master-geo@univ-paris8.fr
https://geographie.univ-paris8.fr/
Code RNCP : RNCP39194