Divino Tesoro expose son travail sur le campus de Saint-Denis au cours du mois de septembre 2026, dans le cadre du dispositif 1mois, 1expo.
A propos de l’artiste
Ignacio Pérez (sous le nom d’artiste Divino Tesoro) est un photographe d’origine bolivienne et chilienne, né en 2000 et basé à Paris. Après une formation en urbanisme, qui a nourri son regard et sa relation au territoire, il poursuit aujourd’hui ses études en photographie à l’université Paris 8.
Sa pratique s’intéresse aux relations entre corps, territoire et perception. Nourri par l’écoute de musiques ambient, il développe une approche fondée sur le temps long, l’observation et l’écoute des lieux. Son regard, sensible et poétique, cherche à révéler la richesse d’un monde souvent plus vaste que ce que notre perception ordinaire nous donne à voir, et les multiples présences humaines et non humaines qui le composent.
Au cœur de son travail se trouve l’idée que rien n’existe seul. La photographie devient alors un espace de rencontre avec ce qui nous entoure, plutôt qu’un simple moyen de le représenter. Dans sa recherche actuelle, l’eau, la lumière, la végétation, le feu, la chimie et le son deviennent des matières capables d’agir directement sur l’image et de participer à sa transformation.
A propos de la série
Réalisée en 2025 dans l’Amazonie bolivienne, AMAZONIA (ou Encounters at the End of the World) est née d’une immersion prolongée dans le territoire et d’un temps consacré à son écoute.
La série ne cherche pas à représenter ou à documenter l’Amazonie, mais à rendre sensible les relations entre les corps, la végétation, l’eau, la lumière et les autres formes de vie qui l’habitent. À travers un regard intime et poétique, les images s’attachent aux détails, aux rencontres et aux présences parfois discrètes qui composent le paysage.
Dans cette rencontre, le territoire n’est plus seulement ce qui est observé : il agit aussi sur celui qui le regarde. L’auteur se laisse ainsi modifier par le paysage autant qu’il cherche à en révéler certaines présences.
Réalisée selon une pratique photographique traditionnelle, la série constitue une étape dans une recherche que l’artiste poursuit aujourd’hui autour d’une photographie qui ne se tient plus à distance du monde, mais cherche à entrer en relation avec lui, en laissant progressivement l’environnement et la matière participer à la transformation de l’image