Francophonie : une fabrique de littératures


Affiche

Journée d’études organisée par Ferroudja ALLOUACHE et Joanna MALINA avec le soutien de l’École doctorale 31 "Pratiques et théories du sens" et de l’Équipe de recherche "Littérature et histoires"
 
 
Vendredi 10 juin 2011
de 9h30 à 18h
Salle C 022 
 
 
Programme

 
 
D’une place qui lui est cédée à
une place qu’elle prend (offre, revendique), la francophonie crée et élargit
des espaces dont les frontières accueillent, reconnaissent et légitiment les
auteurs écrivant en français.
 
Paradoxalement, si certains écrivains
sont rangés dans la catégorie « Littératures francophones » : Kateb
Yacine, Aimé Césaire, Maryse Condé, Alain Mabanckou, d’autres n’en font pas
partie : Samuel Beckett, Jorge Semprun, François Cheng, Agota Kristof...
 
Dans son rapport à/avec la
littérature française, l’œuvre littéraire francophone est tantôt normalisée
(elle fait partie de) tantôt écartée
(elle est située à part).
S’agit-il alors d’un classement temporaire ou définitif s’inscrivant dans la
logique du processus d’instauration de toute œuvre littéraire ? Suivant quels
critères se décident les choix d’attribuer une place dans les catégories
française/francophone ? A quel ordre, non explicité, répondent les classements
 ?
 
Dans ses extensions, la
francophonie elle-même assemble et sépare (exclut ?) à la fois, divise et
répartit les productions littéraires (en général par aires géographiques).
Serait-elle alors une machine à fabriquer des textes, à établir des frontières
ou, a contrario, ces textes et ces
frontières produiraient-ils la réalité et l’identité littéraire
francophones ?
 
Face à une théorisation
problématique, marquée par des apories qui renvoient aux clivages
socio-historiques, politiques et idéologiques, comment se constituent les
caractéristiques de la dimension littéraire francophone (linguistiques,
stylistiques, poétiques ...) ?
 
A travers les instances de
légitimation et les circuits de diffusion, il nous paraît intéressant
d’interroger les procédés de la réception, du tri, du classement du texte
littéraire francophone déclaré comme tel.
 
Comment l’œuvre littéraire
francophone est-elle appréciée dans l’enseignement, présente dans les
programmes et les manuels scolaires ? Comment est-elle cataloguée dans les
bibliothèques, spécifiée et rangée dans les librairies ? Quel accueil critique
reçoit-elle dans la presse littéraire ?
 
Ces entrées problématiques posent
la base de la réflexion critique que vise la journée d’étude
« Francophonie : une fabrique de littératures ».
 
10 juin 2011 : 17h59 - 18h59

Affiche Journée d’études organisée avec le soutien de l’École doctorale Pratiques et théories du sens et de l’Équipe de recherche Littérature et histoires
Salle C 022

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