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  • Rencontre avec Adama Sidiki Diourte, lauréat Paris Lumières du concours MT180

     

     Adama Sidiki Diourte représentera la COMUE Paris Lumières lors de la phase nationale du concours 2017 de Ma Thèse en 180 secondes. Il a accepté de nous parler de cette aventure, une nouvelle occasion pour lui de communiquer sur son travail, dédié au marché des études en France.

     

    Rencontre avec Adama Sidiki Diourte, lauréat Paris Lumières du concours Ma Thèse en 180 secondes

    Pourquoi avoir choisi de participer au concours Ma thèse en 180 secondes ?

    Il était mentionné sur l’avis du concours que les candidats recevraient une formation à l’art oratoire en vue de préparer leur présentation. J’y ai vu une opportunité de parfaire mon discours ainsi que l’exposé de mon sujet de thèse. 

    Comment vous êtes-vous préparé à cet exercice ?

    Tous les candidats ont reçu trois jours de formation avec une consultante en communication pour la construction du discours. Ils ont également pu bénéficier d’un facilitateur visuel pour la mise en image du discours, et ont pu travailler la mise en scène des textes avec une comédienne. Ainsi, chacun a conçu un texte à la fois synthétique et ludique, et porté une critique constructive sur la présentation de l’autre. Il a ensuite fallu s’exercer afin de pouvoir s’exprimer avec limpidité le jour de la présentation. 

    L’exercice de synthèse vous-a-t-il aidé dans l’optique de mettre en avant votre travail, d’impulser une démarche de vulgarisation ?

    Quand on réalise un travail scientifique, on souhaite que le résultat produit soit perceptible par le grand public. Malheureusement, certaines disciplines scientifiques (biochimie, médecine, maths, etc.) semblent s’y prêter davantage que d’autres (les sciences humaines et sociales notamment). Ma thèse en 180 secondes est une occasion de montrer au grand public que les doctorants en sciences humaines et sociales ne sont pas déconnectés de la réalité. A travers ce concours, les candidats ont cherché à montrer que leur recherche n’est pas uniquement destinée aux spécialistes de leur discipline. Dans mon cas, je me suis attelé à déplacer le regard des gens de la manipulation des sondages vers le coût de réalisation de ces enquêtes.

    Qu’est-ce que cette aventure vous a apporté d’autre ?

    Cela m’a appris à tempérer mon discours en fonction de l’auditoire. J’aborde ce sujet de manière assez théorique dans ma thèse. Il ne m’était pas facile d’expliquer simplement, à tout le monde, ce que je fais. J’ai appris, lors de la formation préparatoire du concours, des techniques pédagogiques qui me serviront ailleurs (enseignement, communication, etc.).

    Jugez-vous que les doctorants souffrent d’une certaine image d’austérité ?

    Oui, et c’est d’autant plus vrai pour les doctorants en Sciences humaines et sociales. Nous sommes éternellement confrontés à la question : « à quoi sert ce que vous faites » ? De fait, nos travaux ne suscitent aucun engouement chez les personnes extérieures à nos disciplines. D’ailleurs, peu de thèses en sciences dures se servent des acquis des sciences humaines et sociales. En somme, l’intérêt pour les travaux des doctorants est d’abord un intérêt pour la discipline, avant d’être un intérêt pour tel ou tel sujet de recherche.

    Pensez-vous que les résultats de vos recherches sur les sondages puissent faire prendre conscience de leur très relative fiabilité ?

    Mon travail ne se focalise pas que sur les sondages politiques. Je m’intéresse principalement aux enquêtes dites « études marketing », eu égard à leur importance dans l’activité des instituts de sondage. Aussi, je situerai la relativité des sondages en fonction des ressources financières mobilisées pour la réalisation des enquêtes. Je cherche à attirer l’attention des gens sur le fait que la fiabilité d’une enquête réalisée par les instituts sur commande dépend aussi des moyens que le commanditaire y met.

    Vous vous êtes fait passer pour un stagiaire afin de comprendre de l’intérieur le fonctionnement de votre objet d’études. Comment infiltre-t-on un institut de sondages ?

    "Infiltrer" un institut n’est pas chose aisée. Cela se complique encore lorsqu’on est sociologue. Les relations ont toujours été tumultueuses entre les sociologues et les sondeurs. A cela s’ajoutent les procès incessants faits aux sondeurs sur l’autel des médias. Donc, de manière générale, quand on ne vient pas pour acheter une enquête, on n’est pas forcément le bienvenu. Ce fut mon cas. 

    J’ai envoyé une demande de stage à la quasi-totalité des instituts en Ile-de-France mais personne n’a daigné me répondre. Je ne venais pas de la "bonne université", ni de la "bonne formation". J’ai finalement réussi à être embauché par l’intermédiaire de quelqu’un.

    Mon employeur savait que j’étais doctorant - il fallait une convention de stage qui a été visée par mon école doctorale -, mais ignorait le sujet précis de mes recherches.

    Quels sont vos projets désormais ?

    Finir ma thèse ! Et représenter vaillamment l’université Paris Lumières lors la phase nationale de Ma Thèse en 180 secondes.

     

    Pour revoir la performance d’Adama lors de la finale Paris Lumières :

     

    Plus d’infos sur le concours.

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