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  • UMR 7533 : Laboratoire dynamiques sociales et recomposition des espaces (...)

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  • Unité en cotutelle avec Paris 1 et Paris Ouest-Nanterre La Défense (site principal)

     

    Direction : Nathalie Blanc. Adjoints : Thomas Lamarche et Nathalie Lemarchand

    Responsable pour Paris 8 : Bezuneh Tamru ; Annick Holle (Adjointe) ; Johan Milian (Adjoint)

    UFR eriTES (études, recherche et ingénierie en territoires – environnements – sociétés)

    ED 401 : Sciences Sociales

    2 rue de la Liberté
    93526 SAINT-DENIS, France

    Tél : 01 49 40 68 73

    Site : www.ladyss.com

     

    Les chercheurs qui travaillent sur l’enjeu de la territorialisation dans les processus de changement ont, de ce fait, beaucoup à raconter sur leurs modes d’articulation aux acteurs de terrain. Loin des dichotomies figeant d’un côté la recherche, ses temps longs et ses modes de représentation, de l’autre, l’action, son urgence, et ses modes de diffusion des connaissances scientifiques, une telle rencontre accorde une large place aux moments « hybrides », c’est-à-dire ceux empruntant à différents registres de la recherche et de l’action.

    Ces rencontres sont hybrides pour plusieurs raisons :

    • les acteurs rencontrés sur les territoires participent à la formalisation des données, même parfois à leur structuration, via des concepts ou des modes opératoires qui naissent de leur fréquentation accrue des territoires, si bien que la recherche emprunte aux acteurs tout autant que ceux-ci ont besoin des chercheurs ;
    • il est donné de l’importance aux savoirs locaux (« science participative », « street science ») dans la fabrique de la science, ce qui en modifie le contenu au sens épistémologique du terme. Ces évolutions donnent, bien entendu, de nouvelles résonances aux débats science-société ainsi qu’au rôle de la science en société ;
    • de ce point de vue, aussi, la schématisation traditionnelle des modes opératoires de la science (inductive ou déductive) - cadre théorique et conceptuel, problématique et hypothèse mise à l’épreuve, définition des méthodes et techniques d’investigation, analyse et discussion, retour sur le cadre théorique et conceptuel - est partiellement délaissée au profit de démarches itératives et de rencontres de plus en plus nombreuses avec les acteurs de terrain dans l’optique soit de formuler la dite hypothèse, ou encore de discuter les résultats des analyses.

    Il existe une autre raison quant à la spécificité des modes d’articulation des chercheurs du LADYSS avec le terrain, qui tient essentiellement au rapport des chercheurs en sciences sociales et humaines (et plus spécifiquement ceux du LADYSS) au construit social que représente ce qui est communément discuté sous le terme de demande sociale. Outre le fait que nombre de travaux de sociologues, d’anthropologues ou de géographes aux prises avec l’enquête sociale, selon ses modalités, obligent à prendre en compte cette demande sociale qui ne serait pas encore formalisée et dont, en tant que chercheurs en sciences sociales, ils se verraient chargés ou même ils seraient les passeurs, celle-ci se forge également au travers des enseignements dispensés par les chercheurs et enseignants-chercheurs, au cours de leur carrière dans le cadre d’écoles doctorales qui, elles-mêmes se voient reconfigurées pour coller plus étroitement à la demande sociale, lors de réformes politiques. Il existe donc une certaine circularité des rapports recherche-terrain qui serait certainement à étudier en tant que telle.

    Enfin, la dernière raison qui explique les nombreuses interactions des chercheurs avec le terrain est que ces chercheurs eux-mêmes se voient souvent engagés dans la transformation du réel, qu’ils y participent soit par leur dimension d’expert ou au titre de conseil aux acteurs (collectifs, entreprises...), ou encore par leur contribution à l’élaboration des politiques publiques, etc. Cette dernière dimension est à interroger d’autant plus qu’elle met en question l’idée d’une recherche non impliquée. Travailler sur et avec les acteurs de terrain ne peut se justifier sans développer des relations parfois sur le temps long qui invitent à partager des destins en commun.

    Ces façons de travailler conduisent à une grande mobilité des méthodes et techniques de captation du réel en proie, ces dernières années particulièrement, à deux bouleversements forts, en particulier dans le contexte français, mais plus largement international. Il s’agit, premièrement, de l’accroissement des procédures de participation, concertation, sensibilisation, et plus généralement du développement de la démocratie participative ou environnementale. Cette évolution est critiquée car elle est synonyme d’amélioration de la gestion publique aux dépens des acteurs eux-mêmes et elle entraîne la délégation d’une responsabilité, à différents agents du corps social, de tâches et de missions autrefois dévolues aux pouvoirs publics. Les agents, acteurs et habitants ont, dans ce cadre-là, un recours accru à l’expertise civile, professionnelle et scientifique, outre le fait que la prise en considération par les politiques des questions en particulier environnementales oblige également à recourir à des expertises scientifiques.

    Il s’agit, deuxièmement, des nouvelles technologies de la communication et de l’information qui transforment tous les jours non seulement les modes de communication entre les acteurs - les rapports temps/espace étant dans ce cadre particulièrement mis à mal ou obligés de se reconfigurer -, mais aussi les capacités des scientifiques à suivre et prédire les bouleversements en cours (SIG, bases de données, etc.).

    Axes de recherche :

    • Recompositions socio-spatiales dans la globalisation

    Responsables : Petia Koleva et Aline Brochot

    • Les territoires du quotidien : représentations, pratiques, projets

    Responsables : Anne-Marie Lavarde et Nathalie Lemarchand

    • Environnement et développement, vers un nouveau paradigme ?

    Responsables : Marianne Cohen et Jean Gardin

    • Axe transversal : Rapports sciences-sociétés à l’épreuve du terrain

    Responsables : Marion Tillous et Blandine Veith

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