1mois, 1expo : Merlin Ferret - Juin 2026
Mis à jour le 26 mai 2026
Crédit photo : Merlin Ferret, QUNEITRA
Merlin Ferret expose son travail sur le campus de Saint-Denis au cours du mois de juin 2026, dans le cadre du dispositif 1mois, 1expo.
Merlin Ferret est reporter photographe professionnel. Basé entre Paris, Beyrouth et Damas, il a forgé sa pratique au contact des mouvements sociaux français avant d’étendre son regard au Chili, en Ukraine et au Maroc. Membre de l’agence Encrage et du collectif Frog of War, il défend avec constance l’idée que l’image est à la fois lien social et outil de mémoire, un moyen de raconter et de préserver les histoires de femmes et d’hommes qui marquent leur époque. Son travail s’inscrit dans une tradition de photographie humaniste et engagée, ancrée dans le réel, attentive aux enjeux socio-politiques à travers le regard de celles et ceux qui les vivent de l’intérieur.
En octobre 2025, il se rend dans le gouvernorat de Qouneitra pour documenter ce que la presse internationale peine à couvrir. Dans les villages de Turnejeh, Jubata Al Khashab, Swisah, Khan Arnabeh et Hader, il enregistre ce que l’occupation produit sur le territoire et ses habitants. Mohammad, vingt-trois ans, est blessé par un sniper israélien alors qu’il ramasse du bois dans la forêt. Ahmad, fermier, a été arbitrairement détenu et interrogé pendant des heures par l’armée israélienne en territoire syrien. Nour a fui sa maison détruite par une frappe et attend, sans réponse, une aide promise par un gouvernement lui-même impuissant face à l’occupant. Un homme dénommé Rami meurt dans la nuit, tué par un drone, sans qu’aucune enquête ne soit ouverte.
Face à ces images de violence et d’arbitraire, la série oppose d’autres photographies : Hassan qui goûte son raisin dans ses vignes, Fares et ses brebis sur les hauteurs de Turnejeh, un tracteur garé devant une maison, une rose dans un salon, des portraits de famille sur une étagère. Ce sont des vies qui continuent, obstinément. Ces deux registres se répondent et se complètent : l’intimité quotidienne et la brutalité de l’occupation forment ensemble un portrait du territoire, une Syrie libérée de son ancien régime mais désormais soumise à une autre emprise, où la vie se poursuit dans une atmosphère profondément étrange et inquiétante.
Les photographies de Merlin Ferret sont le prolongement direct de son regard, la technique s’efface au profit de la présence. Ce faisant, la série QOUNEITRA agit comme un contrepoids au déficit d’information qui entoure cette occupation, et comme un acte de mémoire : sauvegarder l’existence de ces terres et de ces hommes en lutte, témoigner de ce qui se joue là-bas, dans le silence.
Découvrez ci-dessous les légendes des photographies, issues directement de l’artiste.
Merlin Ferret expose son travail sur le campus de Saint-Denis au cours du mois de juin 2026, dans le cadre du dispositif 1mois, 1expo.
A propos de l’artiste
Merlin Ferret est reporter photographe professionnel. Basé entre Paris, Beyrouth et Damas, il a forgé sa pratique au contact des mouvements sociaux français avant d’étendre son regard au Chili, en Ukraine et au Maroc. Membre de l’agence Encrage et du collectif Frog of War, il défend avec constance l’idée que l’image est à la fois lien social et outil de mémoire, un moyen de raconter et de préserver les histoires de femmes et d’hommes qui marquent leur époque. Son travail s’inscrit dans une tradition de photographie humaniste et engagée, ancrée dans le réel, attentive aux enjeux socio-politiques à travers le regard de celles et ceux qui les vivent de l’intérieur.
A propos de la série
En octobre 2025, il se rend dans le gouvernorat de Qouneitra pour documenter ce que la presse internationale peine à couvrir. Dans les villages de Turnejeh, Jubata Al Khashab, Swisah, Khan Arnabeh et Hader, il enregistre ce que l’occupation produit sur le territoire et ses habitants. Mohammad, vingt-trois ans, est blessé par un sniper israélien alors qu’il ramasse du bois dans la forêt. Ahmad, fermier, a été arbitrairement détenu et interrogé pendant des heures par l’armée israélienne en territoire syrien. Nour a fui sa maison détruite par une frappe et attend, sans réponse, une aide promise par un gouvernement lui-même impuissant face à l’occupant. Un homme dénommé Rami meurt dans la nuit, tué par un drone, sans qu’aucune enquête ne soit ouverte.
Face à ces images de violence et d’arbitraire, la série oppose d’autres photographies : Hassan qui goûte son raisin dans ses vignes, Fares et ses brebis sur les hauteurs de Turnejeh, un tracteur garé devant une maison, une rose dans un salon, des portraits de famille sur une étagère. Ce sont des vies qui continuent, obstinément. Ces deux registres se répondent et se complètent : l’intimité quotidienne et la brutalité de l’occupation forment ensemble un portrait du territoire, une Syrie libérée de son ancien régime mais désormais soumise à une autre emprise, où la vie se poursuit dans une atmosphère profondément étrange et inquiétante.
Les photographies de Merlin Ferret sont le prolongement direct de son regard, la technique s’efface au profit de la présence. Ce faisant, la série QOUNEITRA agit comme un contrepoids au déficit d’information qui entoure cette occupation, et comme un acte de mémoire : sauvegarder l’existence de ces terres et de ces hommes en lutte, témoigner de ce qui se joue là-bas, dans le silence.
Découvrez ci-dessous les légendes des photographies, issues directement de l’artiste.
Informations pratiques
Juin 2026
Campus de Saint-Denis
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