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    Silvia Neri, étudiante entrepreneur à la tête d’une galerie d’art

    Doctorante à Paris 8, Silvia Neri conduit en parallèle de ses recherches le développement d’une activité de galeriste pas comme les autres. Sa galerie, nomade, va au public. Silvia déroule ses intentions, et les particularités de son statut. Portrait double casquette.

     

     

    Silvia le confesse tout de go, elle a été très tôt subjuguée par l’art contemporain. Ce choix s’impose à elle, vers quatorze ans, lors d’une escapade familiale à Saint-Paul-de-Vence. Son visage s’éclaire quand elle évoque la première rencontre, qui la bouleverse. Miro, Picasso, « une illumination ». L’adolescente sait qu’elle a trouvé sa voie. Après des études universitaires dans son pays natal, à Padoue, elle rejoint Paris 8 pour effectuer un master 2 en art contemporain et nouveaux médias, avant d’y effectuer son doctorat à partir de 2016. Silvia s’intéresse dans ce cadre à l’artiste Matthew Barney – accessoirement ex de la chanteuse Björk –, créateur brillant et zinzin convoquant dessin, photo, vidéo et sculpture dans des œuvres très sauvagement incarnées. « J’aime parler de son travail car selon moi c’est un artiste complexe, complet. J’organise donc des conférences afin de le présenter à un plus large public ». Sa thèse porte ainsi sur « River a Fundament », film opéra fleuve de six heures inspiré d’un roman de Norman Mailer, qui a demandé à Barney pas moins de sept années pour rejouer en images (et sons) une métaphore hors-norme de l’Egypte ancienne. Mêlant splendeur plastique et extravagances les plus crues, le film comme objet d’étude semble un immense défi, qui témoigne de l’ambition de la chercheuse. Elle projette d’ailleurs de rencontrer le réalisateur et son complice compositeur de toujours, Jonathan Bepler, dans les prochains mois. Car, depuis qu’elle détient le statut d’étudiante entrepreneur, son emploi du temps est bien rempli. Elle s’est néanmoins jetée à l’eau avec envie : « Depuis longtemps, je souhaitais lancer un projet lié à l’art contemporain, en particulier à l’exposition et à la promotion des artistes. À travers ce concept de galerie d’art itinérante, j’ai souhaité mettre en place un modèle simple et nouveau. » Sa galerie se déplace pour aller directement à la rencontre du public, afin de toucher ceux qui n’iraient pas vers l’art a priori, dans un cadre n’étant pas pensé pour le recevoir, offrant « une forme de respiration en extirpant l’art de son univers habituel ». Une manière de démocratiser un art qui suscite parfois l’incompréhension. Le développement de la galerie repose sur la découverte de jeunes talents. Pour la plupart, Silvia les a fréquentés lors de précédentes missions ou lorsqu’elle pigeait comme journaliste. « J’essaie de les conduire vers une plus grande professionnalisation. Mais très souvent, tout est déjà là, il s’agit simplement de les accompagner dans la bonne direction », précise-t-elle.

    Reçue par Thierry Mandon

    Son double engagement exige une implication de tous les instants. Nullement une contrainte pour Silvia, puisque « les deux univers, universitaire et professionnel, se nourrissent et se complètent pour permettre d’avancer. » Concrètement, la doctorante a pu bénéficier du dispositif PEPITE PON (Pôles étudiants pour l’innovation, le transfert et l’entreprenariat). Il permet à ses bénéficiaires de profiter d’un accompagnement assuré par deux tuteurs, un enseignant ainsi qu’un professionnel issu de l’écosystème entrepreneurial. Les échanges aident les entrepreneurs en herbe à muscler leur projet pour pouvoir les défendre auprès de potentiels partenaires. À ce titre, Silvia a été reçue en mars dernier, en compagnie d’autres étudiantes entrepreneurs, par l’ancien secrétaire d’État chargé de l’enseignement et de la recherche, Thierry Mandon, manière de saluer son implication et sa démarche. 

    Transports, territoire et mémoire

    Signe évocateur de la porosité de ses activités, Silvia joue la médiatrice à l’université, où elle a donné à voir l’exposition Perception, Projection, Fiction. L’installation, visible dans le hall de la bibliothèque universitaire au mois de mai, a mis en lumière le travail photographique de Hassene Hamaoui. Notamment une série de clichés révélant l’étrange ivresse des courbes et des lignes tracées par les couloirs des transports en commun, qui questionne les parcours conditionnés des individus. « Ma pratique photographique est très liée au déplacement, ainsi qu’aux concepts de territoire et de mémoire. J’essaie constamment de me projeter lorsque j’ai des éléments dans mon objectif », explique Hassene, artiste photographe et doctorant chercheur de Paris 8. Filmée devant les photos de l’exposition par le pôle audiovisuel, Silvia troque sa paire de ballerines contre des talons. Dans un sourire malicieux, elle explique que c’est « pour faire plus grande, évidemment… ». Nul doute qu’elle est sur la bonne voie.

     

     

    Visiter le site de Silvia Neri.

    Visiter le site du Master Média, Design et Art contemporain.

    Visiter le blog de Hassene Hamaoui.

     

    Article réalisé par le service communication.

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